
J'ai "tant de rêves à vivre et si peu l'envie de rêver" et toi tu as tellement l'air d'avoir encore envie de rêver avant de vivre tes rêves.
Ces temps-ci la logique de mon existence m'atteignait de plein fouet et je la recevais avec autant de compréhension.
Il doit y avoir une explication à cet épisode.
Dire - écrire - les mots que je ne croyais même pas avoir en moi mais qui s'avèrent être en totale corrélation avec ce qu'ils veulent signifier.
Sa et Sé à l'unisson de leur référent, référent même impalpable. Les termes que j'emploie à raison sont stylistiquement radicaux : premier, jamais. Référent impalpable, Sentiment.
Majuscule marce qu'elle est Majestueuse et Magicienne.
Je me demande si "elle savait avant".
Depuis que je vis - et je veux dire par là, depuis que j'ai guéris, depuis que vivre remplace dans mon existence le questionnement sur un sens ironique et innacceptablement absurde - il semblerait que tout soit possible et que rien ne soit plus jamais complexe.
Il suffit d'écouter. La moindre des questions trouve une réponse : qui a déjà connu une telle chose, qu'il me le dise s'il comprend mes mots.
Elisabeth les entendrait. Il est impossible que cela n'arrive qu'à moi.
Peur d'un danger ? Évolution. Encore du temps à venir et je sais que chaque jour nous en rapproche, preuve en est de tout ce qui peut m'arriver depuis quelques mois.
Pour décider de vivre, j'en suis certaine, il faut passer par le fond de l'étang. Mais c'est tellement dangereux, ensuite, de survoler de si près la surface sans le vouloir. C'est pourtant la seule solution pour être bien.
Se rendre compte que la volonté n'y est pour rien, c'est un coup qui permet de mieux apprécier la capacité que l'on a convoquée, dans toute sa dimention d'aboutissement, de pas, de chemin quand même et de circonstances.
Et une nouvelle occasion de comprendre encore le Culte de tous les âges, celui que j'ai peut-être - je le crois plus que jamais - vécu de plus près que ce dont je peux être certaine.
{Et pourquoi "UNSALted mixed nuts and raisins" juste ce jour-là ?}
J'ai tellement envie de dire "comme par hasard", parce que le mot que je voudrais employer pour dire le contraire n'existe pas.
{Il y a à l'intérieur cette madeleine que je ne parviens pas à atteindre, pourtant comme à chaque fois, elle est si proche dans ma bouche.}
Aussi : c'est hallucinant à quel point en ouvrant pour la première fois de cette vie un manuel de feng-shui je me suis rendue compte que toute ma chambre était déjà établie "en plein dedans" à tous les niveaux et jusqu'au plus petit, jusqu'au triangle rouge placé au bon endroit. A se demander si je ne m'en étais pas déjà servie auparavant.
Aujourd'hui je suis certaine de beaucoup de choses, alors qu'auparavant je doutais et cherchais. Ma vie fait un bond en 2009 et tout est explication.
Devenir. Devenir est un mot à mille emplois.
Il y a aussi cette Angel. Il y a beaucoup de réponses. Je n'ai plus peur de rien. Mais il me faut mon soleil.
"Plus peur de rien" ? Pense à Mao, on verra si tu n'a peur de rien.
Et dire que c'est au pays du Soleil levant que tout cela se passe encore, je suis certaine que cela explique bien des choses. Cela excite la convoitise chinoise.
Mais comment expliquer la haine ?
Il reste encore des questions, ça a quelque chose d'humain et de rassurant - ou pas -, même si elles portent sur l'inhumanité de l'humain, que l'on n'ose jamais appeler par son nom ; humanité, dont la définition est pour consoler et mentir aux hommes, positive.
En fait ce sont des erreurs que je n'ai plus peur. Des remords, non plus.
Peut-être que le fait qu'il ne me reste que quatre mois à vivre en France avant longtemps aide à entreprendre ce type de déclaration.
QUI s'est déjà senti si * que trouver chacune des touches d'un clavier azerty devienne difficile et fasse mal aux doigts parce que tout l'être nous porte aux vappes, floutte la vue, arrête les mouvements malgré soi et développe un cortège de symptômes plus ou moins inquiétants ?
* Etat d'anxiété stimulante où l'on ressent la situation d'entre-deux, la sensation d'un moment M, où l'on comprend que si l'on a fait ceci c'était pour en arriver là.
Pourtant même à 5 heures ce vendredi matin, la vie n'est pas un problème à résoudre.
La vie est faite d'un temps. Qui passe. Si on attend trop avant de décider de s'en servir, il n'en restera plus assez pour vivre les choses qui n'auront pas eu lieu.



