
Forcer l'oubli c'est horrible comme ça, comme quand vous essayez d'obliger quelqu'un à perdre de son importance dans votre coeur, à devenir n'importe qui, ou quelqu'un d'autre que ce que votre coeur vous dit qu'il est.
Forcer l'oubli c'est difficile comme ça ; comme quand vous essayez de vous endormir à tous prix, le premier qui s'endort a gagné.
Ne plus le voir, parce qu'il le veut.
Encore la voir, parce qu'elle le veut.
"Il y a des jours où l'on n'est plus personne"

Je constate qu'il m'est plus facile de prendre la décision de traverser le monde pour parler à des tibétains que de prendre celle de traverser l'allée pour parler à des inconnus.
Étrange paradoxe.
Je parle pourtant la même langue qu'eux.
Des visages sans prénom, des silhouettes sans voix.
"Parler, c'est pas mon fort"

Si je devais ne trouver qu'un mot pour décrire ce que je ressens et ce que je vis depuis des mois, depuis septembre, je choisirais son prénom parce qu'il contient tout. Un peu comme ceux de Jacinto et Mariana.
Elle, c'est dingue, c'est fou. Je suis Lol V. Stein et elle est une Amélie Poulain qui pense avoir des os de verre. C'est en éprouvant la vie que l'on grandit, ce sont les chocs qui consolident. Les chocs qui font mal et ceux qui réparent, qui recollent, bien sûr, ceux qui font du bien. C'est une valse entre les deux, tout un art.
Plastique, évidemment.
"Les Vénus de la vieille école, celles qui font l'amour par amour"



