Si cette formule est bien connue, c’est bien paradoxalement la plus ambitieuse qui puisse exister.
L’être et l’avoir.
Sur les trois mots il y a un intrus, c’est égalité.
En effet, dans les règles qui régissent une société, ont peut décider qu’elle soit libérale ou fraternelle. Ces deux notions correspondent à une volonté, elle implique des choix, des règles qui « formate » la manière dont les gens interagissent entre eux.
Alors que l’égalité, est un constat, c’est un droit qu’on peu défendre mais on ne peut pas le faire sans prendre un partie : parle t-on de l’égalité des chances, ou l’égalité de traitement ? Choisir ce type d’égalité, c’est prendre le partie de la liberté ou de la fraternité mais il n’y a pas un partie de l’égalité en tant que tel : le terme est trop flou, trop vaste.
Il est intéressant de voir que les deux partisans défendent leur position au non de l’égalité, et dans les deux cas, il s’agit de savoir quelle égalité on veut. L’égalité est la finalité, reste à savoir laquelle.
C’est pour cela que j’associe :
le verbe « ETRE » à la LIBERTE ou à la FRATERNITE car c’est le comportement que je suis prêt à adopter (et à faire adopter) dans le but
« AVOIR » l’EGALITE que je souhaite.
Ambivalence du mot Egalité
Toute la difficulté vient de l’ambivalence du mot égalité. Parle t-on d’égalité de chance, ou égalité de traitement ?
Ne nous trompons pas, les deux sont totalement opposés.
Comment gérer l’égalité de traitement, sinon en éliminant tout paramètre variable et donc en supprimant toute notion de chance ou d’initiative personnelle dans le circuit d’orientation.
Comment gérer l’égalité des chances sinon en acceptant que la chance, les capacités et le travail n’étant pas le même pour tout le monde, les conditions individuelles soient différentes au sein de la même société.
Le fait d’être du ressort de « l’avoir » fait que contrairement à la liberté et à la Fraternité, l’égalité peut être formatée.
Opposition liberté – fraternité.
Par nature, la liberté et la fraternité s’opposent. La liberté est structurellement individualiste, alors que la fraternité est une règle de comportement entre personnes.
On pourrait passer des heures à démontrer l’opposition qui existe entre ses deux notions.



