Vous vous voyez comment dans cet avenir, cette nouvelle télé?
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Publié le 14/09/2008 à 21:50
Voici des extraits de l'interview de Patrick Sébastien par TV8.ch. Je vous voit d'ici : quoi mais il est fou, il diffuse la parole d'un copain de Chirac. certes mais lisez bien et vous verrez que nous sommes pas les seuls à être remontés contre notre gland président. C'est saignant et succulent. La seule chose qui me fasse tiquer c'est le fait qu'il fasse parti des résistants, je demande à voir. Pour le reste, je vous laisse juger. Trente ans de télé, quel changement. Ce n’est plus le même outil. J’ai eu la chance de travailler dans un média où on pouvait rêver, où passer à la télé voulait dire quelque chose, où le but n’était pas d’être riche et célèbre, mais la création. La télé d’aujourd’hui fait encore de bonnes choses; mais pourquoi la majorité des journaux télé ne parle-t-elle que des séries américaines et de la téléréalité? Pour résumer, je suis de L’école des fans et L’île de la tentation, c’est l’école des putes! Ce qui est triste, c’est tous ces mômes qui m’arrêtent dans la rue pour me dire: «Aide-moi à devenir riche et célèbre!» Avant, la télé était une fenêtre. C’est devenu un trou de serrure. Il y en a qui ont compris qu’un certain public a plus envie de regarder par un trou de serrure que par la fenêtre. Du voyeurisme pur. Je vais vous dire comment faire de l’audience: tous les soirs, pendant une demi-heure, vous mettez une émission «spéciale accidents», sous prétexte de prévention routière. Vous faites un carton! C’est ça, la nouvelle télé. Et les animateurs avec un prompteur, une oreillette. Le seul mal qu’ils se donnent? Lire. Les gonzesses, elles, doivent être jolies; et après, lire la météo ou les infos. Je n’ai aucun mépris. Il faut juste savoir que nous ne sommes pas dans ce monde-là mais dans la réalité que les gens vivent. Vous vous voyez comment dans cet avenir, cette nouvelle télé? Mort (rires)! Mort très, très vite! Tant qu’ils me veulent pour continuer à faire ce que j’aime, je continuerai. J’aimerais que le Cabaret dure jusqu’à ce que ma petite fille de 1 an soit en âge de le voir. Le jour où ils ne me voudront plus, je ne me battrai pas. S’ils me demandent de faire autre chose, ce sera non. Je n’ai jamais fait de compromis, ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. Mais je suis à la merci du premier petit con venu délégué par Sarkozy qui prendra la chaîne et dira: «Celui-là, je l’aime pas, on le jette!» Sarkozy place ses hommes? C’est la moindre des choses dans un régime comme celui-là. Il tient sur l’apparence. Je le connais bien. Je sais comment il fonctionne et sur quoi il fonctionne. Il est au service du pays, bien sûr, mais avant tout, il est au service de sa propre personne. J’ai un mépris profond pour tous les hommes politiques qui font du showbiz, n’ont plus d’idées de l’Etat, n’ont plus le goût du sacrifice. La seule chose importante pour eux, c’est de passer au journal télévisé. Aujourd’hui, on est dans un système qui ressemble, hélas, à une période dure de notre vie, quand il y avait des collaborateurs et des résistants. Ce pays est partagé entre les uns et les autres. Il y a ceux qui passent à la télé et ceux qui ne passent pas. Ceux qui ont des avantages et ceux qui n’en ont pas. Je ne suis certes pas à plaindre, mais je fais quand même partie des résistants; autour de moi, je vois des gens qui en bavent tous les jours, et je n’accepte pas! Et mes impôts, on peut me les augmenter quand on veut, je ne partirai pas en Suisse! Des résistants comme vous, il n’y en a pas beaucoup. Il faut en avoir les moyens. Sarkozy, la chose qu’il a le plus créée, c’est le désespoir! Et le désespoir n’est pas filmable. On ne va pas à la télé – et on ne vous invite surtout pas – pour dire «je suis désespéré». Derrière les faits divers qui arrivent tous les jours, il y a des gens désespérés parce que ce qu’ils vivent au quotidien est dur, leur boulot, leur niveau de vie, tout est dur. Ils sont désespérés, fatalistes. Source TV8.ch Publié le 14/09/2008 à 20:05
Avant de virer l'ambassadeur US, le président bolivien avait non sans éclat écrit une lettre à l'Union Européenne relative à la directive "retour". Voici ce courrier:Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite "directive retour". Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu'il durcit de manière drastique les conditions de détention et d'expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration. Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d'espace de prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des migrants viennent dans l'Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l'UE. Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent pas – vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7 % du PIB d'aide au développement. L'Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l'aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel. Il apparait que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d'œuvre qualifiée en laquelle, d'une manière ou d'une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. Il est regrettable que le projet de "directive retour" complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d'États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants sans papier jusqu'à 18 mois avant leur expulsion – ou "éloignement" selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu'il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948. Et en particulier l'article 13 qui énonce : "1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays." Et, pire que tout, il existe la possibilité d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l'immense majorité travaille et s'intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire ? Où est la "liberté de circuler", la protection contre les emprisonnements arbitraires ? Parallèlement, l'Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un "Accord d'association" qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu'imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la "protection juridique", on nous reproche notre processus de nationalisation de l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la "sécurité juridique" pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques. Dans ces conditions, si cette "directive retour" devait être approuvée, nous serions dans l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations avec l'Union européenne et nous nous réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l'avions pas exercé jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE. Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d'importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu'ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes. Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la "directive retour". Telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la honte. J'appelle aussi l'Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l'Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays d'Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l'Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos "politiques d'intégration" comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies. Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les "clandestins". Publié le 14/09/2008 à 19:54
C'est la rentrée alors si vous avez un peu de temps, n'hésitez à venir à la réunion de rentrée du comité saint médardais : jeudi 18 septembre à 20h30. salle 2 de l'espace Pierre mendes France, derrière la Mairie (anciens locaux de la Sécu). |
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ripplinger : bonjour, quand y aura t il un meeting npa avec OB sur bordeaux ou sa region svp?
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