Les récentes déclarations de l'UMP à travers les propos de Patrick Devedjian, mais surtout du gouvernement, sur les 35 heures ont encore échauffé les esprits, et provoqué une polémique.
Ce sont les syndicats de fonctionnaires (CGT, FSU, Solidaires) qui ont réagi les premiers jeudi en annonçant "une journée puissante de grèves et de manifestations" le 10 juin. Ils contestent le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, qui sera examiné à l'Assemblée nationale les 11 et 12 juin et comporte des "dispositions lourdes de conséquences pour les personnels, leur statut et le service public".
Les syndicats de la SNCF ont suivi jeudi après-midi avec une proposition de la CGT cheminots aux autres fédérations de lancer le 10 juin une grève reconductible contre la réforme du fret et la stratégie industrielle de la SNCF. Cette proposition a semblé séduire Sud Rail et FO, mais pas la Fgaac (conducteurs, autonomes). Une nouvelle réunion est prévue lundi.
Du côté des confédérations, réunies dans la soirée, la CGT et la CFDT excédées des projets du gouvernement sur les 35 heures, ont appelé à une journée d'actions et de manifestations le mardi 17 juin, qui portera aussi sur la défense des retraites. FO et la CFE-CGC doivent se prononcer lundi sur leur participation.
La CGT et la CFDT sont particulièrement irritées par une décision du gouvernement de modifier le volet temps de travail de la future loi sur la représentativité syndicale. Cela débouche sur une "dérégulation du temps de travail" selon eux.
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a répété jeudi qu'il "assumait" sa décision d'outrepasser la "position commune" sur la représentativité syndicale récemment signée par ces deux syndicats avec le patronat, pour procéder à cette modification.
Si le gouvernement entend "aller plus loin dans l'assouplissement" des 35 heures, c'est que "l'économie française en a besoin", a défendu le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
"Le gouvernement organise la fin des 35 heures dans la réalité", s'est indigné François Chérèque (CFDT) dans le Monde. "C'est un affront ou un défi, en tout cas une provocation". "Avec ce texte, le gouvernement nous amène à réagir simultanément sur le temps de travail et les retraites. Cela nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté, y compris dans la CFDT", enfin il avoue ce que nous savions tous. Alors, à quand la grêve générale?
Source AFP










