Une étude produite par le Forum Economique Mondial (FEM) de Davos et des universitaires, notamment de Harvard, se nommant "l'impact économique global du capital investissement".Cette l’étude démontre que les rachats d’entreprises par les fonds de capital investissement, les fameux LBO (de l’anglais Leverage Buy Out).ne sont en rien bénéfiques.
D'abord ces rachats ont un poids sur l'emploi car la première variable d'ajustement est le personnel. En six ans, les fonds de LBO ont acheté des entreprises pour 2700 milliards de dollars, contre « seulement » 900 milliards entre 1970 et 2000. « Après un passage à vide ces derniers mois, cela redémarre. C’est très inquiétant », remarque Philippe Matzkowski, qui a fondé le Collectif LBO pour alerter sur leurs effets.
Portant sur 5.000 entreprises américaines entre 1980 et 2005, l’étude montre que cinq ans après leur rachat par un LBO les entreprises emploient 10% de salariés en moins par comparaison à leurs homologues qui ne sont pas passées dans le giron d’un financier. cela fait une différence de l'ordre de340.000 emplois!
Au total, un quart des salariés sous LBO voit leur unité de travail fermé, vendu ou restructurée.
Ensuite, les fonds de LBO contractent de fortes dettes pour acheter les entreprises. Résultat, ces dernières ont deux fois plus de risques de faire faillite.
Source bakchich.info










