En cette période estivale, nous savons que les prisons et autres maisons d'arrêt ne désemplissent pas, mieux (si l'on peut dire) elles connaissent un taux d'occupation record. Mais que fait la Chancellerie pour éviter que l'étincelle carcérale ne nous pête à la figure? Elle anticipe et fait tout pour éviter le procès dit "Angolagate".
Ce procès doit s’ouvrir en octobre prochain. C'est le procès d'un copieux dossier de courtage en armes et de corruption présumés, dans lesquels, outre l’homme d’affaire Pierre Falcone, 42 personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel de Paris. Parmi eux une partie du botin mondain où apparaissent des amis plus ou moins proches du pouvoir dont Jacques Attali, Charles Pasqua, Jean Charles Marchiani, Jean-Noël Tassez.
Nicolas Sarkosy lors de sa visite en Angola a promis de déminer le dossier et on peut dire qu'il ne chôme pas, ceci afin que Total puisse extraire le pétrole angolais.
D'abord, Rachida Dati a procédé à la réintégration au sein du parquet de Georges Fenech, magistrat mis en examen dans ce dossier. Ainsi le 24 juin dernier la place Vendôme proposait elle la réintégration du magistrat au sein de l’administration centrale comme premier substitut, poste où il sera peut–être amené à donner des instructions au Parquet de Paris…juge et partie? Il y a mieux, Fenech a décidé d’embrasser une carrière politique. Élu député du Rhône en 2001, il était réélu aux dernières législatives de 2007 jusqu’à ce que le Conseil Constitutionnel invalide le 27 mars dernier son élection. En raison de problèmes dans ses comptes de campagne : des sorties d’argent en espèces non-justifiées.
Enfin autre front, mais qui manque d'intelligence, la lettre d'Hervé Morin, ministre de la Défense, a adressé le 11 juillet une lettre à l’avocat de Falcone. Comme s’il était d’usage qu’un ministre de la République apporte un soutien public à l’avocat d’un mis en examen qui doit comparaître dans quelques semaines devant la justice… Le ministère de la Défense plaide t-il, n’aurait jamais du déposer plainte dans cette affaire de commerce d’armes puisqu’il n’y a jamais eu de « trafic » à proprement parler à partir de la France. Et il a raison sauf que le délit précis est le courtage en commerce illicite d’armes. À ne pas confondre avec le trafic d’armes stricto sensu. Le concept juridique précis de courtage, régi par une ordonnance de 1939, oblige tout négociant en armes œuvrant depuis Paris à obtenir une autorisation en bonne et due forme du ministère de la Défense. Et peu importe, dans ce cadre juridique que les armes aient physiquement transitées ou pas, par le territoire français.
Comment faire la leçon aux autocrates et autres dictateurs lorsque nous bafouons allégrement les principes démocratiques les plus élémentaires : la séparation des pouvoirs? Au nom du pétrole tout est possible même le ridicule. Rendez-vous en octobre pour voir un procès faire pschitt car le Prince l'a dit.
Source bakchich.info
Ce procès doit s’ouvrir en octobre prochain. C'est le procès d'un copieux dossier de courtage en armes et de corruption présumés, dans lesquels, outre l’homme d’affaire Pierre Falcone, 42 personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel de Paris. Parmi eux une partie du botin mondain où apparaissent des amis plus ou moins proches du pouvoir dont Jacques Attali, Charles Pasqua, Jean Charles Marchiani, Jean-Noël Tassez.
Nicolas Sarkosy lors de sa visite en Angola a promis de déminer le dossier et on peut dire qu'il ne chôme pas, ceci afin que Total puisse extraire le pétrole angolais.
D'abord, Rachida Dati a procédé à la réintégration au sein du parquet de Georges Fenech, magistrat mis en examen dans ce dossier. Ainsi le 24 juin dernier la place Vendôme proposait elle la réintégration du magistrat au sein de l’administration centrale comme premier substitut, poste où il sera peut–être amené à donner des instructions au Parquet de Paris…juge et partie? Il y a mieux, Fenech a décidé d’embrasser une carrière politique. Élu député du Rhône en 2001, il était réélu aux dernières législatives de 2007 jusqu’à ce que le Conseil Constitutionnel invalide le 27 mars dernier son élection. En raison de problèmes dans ses comptes de campagne : des sorties d’argent en espèces non-justifiées.
Enfin autre front, mais qui manque d'intelligence, la lettre d'Hervé Morin, ministre de la Défense, a adressé le 11 juillet une lettre à l’avocat de Falcone. Comme s’il était d’usage qu’un ministre de la République apporte un soutien public à l’avocat d’un mis en examen qui doit comparaître dans quelques semaines devant la justice… Le ministère de la Défense plaide t-il, n’aurait jamais du déposer plainte dans cette affaire de commerce d’armes puisqu’il n’y a jamais eu de « trafic » à proprement parler à partir de la France. Et il a raison sauf que le délit précis est le courtage en commerce illicite d’armes. À ne pas confondre avec le trafic d’armes stricto sensu. Le concept juridique précis de courtage, régi par une ordonnance de 1939, oblige tout négociant en armes œuvrant depuis Paris à obtenir une autorisation en bonne et due forme du ministère de la Défense. Et peu importe, dans ce cadre juridique que les armes aient physiquement transitées ou pas, par le territoire français.
Comment faire la leçon aux autocrates et autres dictateurs lorsque nous bafouons allégrement les principes démocratiques les plus élémentaires : la séparation des pouvoirs? Au nom du pétrole tout est possible même le ridicule. Rendez-vous en octobre pour voir un procès faire pschitt car le Prince l'a dit.
Source bakchich.info










