En France, un individu peut-être considéré comme "pauvre" quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 681 euros (chiffre de 2005), le seuil de pauvreté étant défini comme la moitié du revenu médian [1]. Le revenu pris en compte est le revenu "disponible" : après impôts et prestations sociales (mais les données de l’Insee ne comprennent pas une partie des revenus du patrimoine).
Pour tenir compte de la composition des ménages, on élève ce seuil en fonction du nombre de personnes du foyer (adultes et enfants, l’âge de ces derniers, de plus ou de moins de 14 ans, entrant également en compte). On passe alors du revenu disponible au "niveau de vie". Par exemple, un couple avec deux enfants en bas âge est pauvre si ses ressources ne dépassent pas 1 430 euros mensuels. En 30 ans, le seuil de pauvreté exprimé en euros constants de 2005 (inflation prise en compte) a été quasiment multiplié par deux, suivant en cela l’évolution du niveau de revenu médian global.
Avertissement : en utilisant le seuil de 60 % du revenu médian, comme le pratique l’institut de statistique européen Eurostat et de plus en plus l’Insee, à la place de 50 %, on multiplie par deux la pauvreté. Aucune des deux mesures n’est "meilleure" que l’autre. L’intégration des revenus du patrimoine conduirait à élever le revenu disponible médian et donc les seuils de pauvreté.
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[1] Revenu médian : revenu qui sépare en deux parts égales l’ensemble de référence : ici, la moitié de la population touche moins, la moitié touche davantage.










