Le conseil municipal a récemment adopté le budget primitif de la commune pour 2009 , celui-ci sera volontairement un budget de « gestion » après plusieurs exercices d’investissement.
Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ce retour à une gestion raisonnable : en premier lieu « LA CRISE » qui rend tout plus cher et plus particulièrement le crédit, et à juste titre les divers désengagements de l’état amenant une incertitude quant aux futures recettes municipales.
Toutefois la »crise » a bon dos et ne justifie pas à elle seule les craintes pour l’avenir, en effet
les précédentes années de gestion « électoraliste » pendant lesquelles nos bons gestionnaires ont voulu investir à tout crin (voire sans discernement, l’espace aquatique par exemple) en se faisant forts de ne jamais augmenter les taux d’imposition (il faut bien trouver les voix quelque part) ont un prix : la commune a atteint un « pic » d’endettement (jusqu’en 2036) et se retrouve sans aucune marge de maneuvre pour l’avenir, ce que nos élus qualifient de « manque de lisibilité ».
Pourtant il faudra bien faire face aux engagements, et donc une augmentation inévitable des impôts locaux devrait être prochainement annoncée (ou comment reculer pour mieux sauter, mais les élections sont suffisamment lointaines)
En conséquence le « présimaire » de la « présimairie de Saint-Médardland » ne veut faire courir le moindre risque à ses chers administrés. Si l’intention est louable quand elle conduit à ne pas contracter d’emprunt nouveau, à réduire de moitié les nouveaux investissements (environ 2 500 000 euros tout de même), elle l’est moins quand elle ne prévoit aucune possibilité de mise à niveau des salaires pour les agents municipaux.
En d’autres termes, notre « présimaire » veut actionner la variable habituelle dans toute société à gestion capitaliste : les «travailleurs »
Pourtant ceux-ci ne sont pour rien dans les problèmes budgétaires à venir et il est indécent de vouloir leur faire porter le chapeau comme le fait régulièrement l’opposition municipale, le taux de 61% de frais de personnel dans les frais de fonctionnement est simplement la traduction de la prise en charge du service public par du personnel de la fonction publique.
Nous resterons très vigilants sur le maintien, entre autres, de ce service public, car la volonté affichée par la majorité municipale actuelle ne nous semble pas exempte de toutes tentations d’externalisation dans l’avenir.
La gestion « sociale » laisse beaucoup à désirer, manque flagrant de logements sociaux par exemple, et il ne suffit pas de voter des motions pour la défense des RASED ou contre le service minimum dans les écoles (en faisant tout par ailleurs pour le mettre en place) ou même de participer à des manifestations contre le gouvernement pour se dédouaner d’une gestion n’ayant rien à envier à la droite.
C’EST SURTOUT LA CRISE POUR LE PERSONNEL MUNICIPAL
Mercredi 11 février, jour du conseil municipal, une centaine d’agents municipaux sont venus soutenir leurs revendications devant la mairie : revalorisation du pouvoir d’achat ( salaire moyen de 1100 € nets), réduction des contrats précaires (170 sur 600), amélioration de l’action sociale en faveur du personnel et des conditions et relations de travail.
Le fait est suffisamment rare pour ne pas être révélateur d’un profond malaise au sein du personnel municipal, qui est en première ligne face à la crise et aux problèmes évoqués plus haut.
Malaise accentué par une gestion au quotidien faisant la part belle à l’arbitraire et au fait du prince, mais cela n’a malheureusement rien de surprenant quand on sait comment fonctionne le clientélisme dans les collectivités territoriales, on serait pourtant en droit d’attendre mieux d’une majorité dite « socialiste »
Les organisations syndicales représentant le personnel seront reçues le 31 mars, nous sommes solidaires et soutiendrons ces revendications.










