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Publié le Vendredi 20 novembre 2009
Par Qui Connait M ?

Une lettre de Mon Lecteur nous est enfin parvenu hier, dont le contenu nous paraissait important de communiquer.

Chère La Provenchiale,

Je suis un fidèle lecteur de votre magazine quotidien et à ce propos, j'aimerai vous faire part d'une aventure survenue récemment.
Je vis depuis plus de 2 jours dans une région de bord de mer non loin du cimetière, situation privilégiée car le calme règne sans partage, même les jours de tempête ou d'enterrement.
Le mois dernier, alors que je binais mes rutabagas dans un silence de gare, une déferlante s'abattit sur mon lopin, laissant au passage, de grandes trainées de sel gemme que j'aime pas puisqu'il neutralise le PH du terrain en limitant la repousse de tout sauf du chiendent.
Il me fallait donc rebiner d'eau froide afin de supprimer les effets segondaires du sel sur le sol, ce que je fis hier. Toutefois, avant de raligner les rhyzomes, je pris soin de signaler ce facheux incident au garde côte du rhône.
Embourbé dans mon champs des sirènes, salé comme une morue de la république, je repris mon labeur baraté en surveillant de loin le pré.
Et vers midi que vis-je ? A nouveau une vague précise !
Déroulant son écume depuis l'horizon avec pour seul objectif : mon jardin !
Et ce qui devait arriver... arriva, puisqu'à midi quinze et demi, un sac se brisa sur moi; mais rendu fort de l'expérience du passé je me préparais et attendais, assis, le ressac de couchage.
Voilà en quelques mots cette histoire bien inattendue et somme toute passionnante que je souhaitais partager avec vous sachant l'intérêt sur le côté que vous portez.
Si vous souhaitez plus de détails je peux vous les transmettre par fax.

Merci par avance de publier ce courrier sans me nommer précisément car mes voisins ne savent pas que je cultive des rutabagas.

P.L -lecteur de La Provenchiale-

NDLR : notre déonthologie journalistique nous oblige parfois à réserver des pages pour des articles de ce type. La bonne foi étant préservée et Merci étant dit une fois, il nous paraissait judicieux de l'inscrire cette semaine dans ce dossier Mercique. 
Publié le Lundi 02 février 2009
Par Qui Connait M ?

Dès octobre nous annoncions la création de WHYSKIPSICO notre toute nouvelle banque d'information psychosomatique pouvant répondre à tout.


Aujourd'hui, nombreuses sont vos lettres nous demandant de résoudre une équation à 3 chiffres qui prend la tête et parmi celles-ci nous avons sélectionné le courrier de Madame T.F de L. qui écrit :

"(....) et alors à ce moment là j'ai mal au dos lorsque je pense à mes pieds. Suis-je en train de devenir cérébrale, verticale ou pédicure, qu'en pensez-vous et que puis-je faire ? "

Ce témoignage poignant reflète un réel malêtre partagé dans une pensée disquaire lombalgique dévoilant une nature colonaro-plantaire interrogative.

Ce type classique de douleur mentale, vertébrale et podologique nous fait insister sur le dicton "plein l'dos plein l'fond des godillots" qui s'avère une fois encore vère.

Aussi, mon seul conseil est celui de vérifier souvent le dictionnaire des dictons pour mieux comprendre les mots et les maux.


Docteur Josiane D. -fille du sultan Youssef D. et consultante à La Provenchiale -

Publié le Mercredi 03 décembre 2008
Par Qui Connait M ?
. courrier de mon lecteur .

Chère Ma la Provenchiale,

Je fais suite à votre dernier article du jour dernier et vous soumets un dossier important pour lequel un éclairage s'impose:
Peut-on dire et comment l'écrire ? mais aussi .....Comment le dire et peut on l'écrire ?


. Descente aux enfers ou des sentes aux enfers

. Pas du tout de vue ou point de vue

. Pâques ça affaire ou pas que ça à faire

. La pie niche haut et l'oie niche bas, l'hibou niche ni haut ni bas mais où niche l'hibou ?

. Que fait-on d'une valise à malice ?.......peut-être un bagage à pièges !

D'où l'impérieuse nécessité obligeante de savoir lire et surtout de savoir lire !


Fréjoire Mauchilon - questionnaire en bullant et ambulant -

Publié le Dimanche 03 août 2008
Par Qui Connait M ?

. courrier de mon lecteur .

Dans toutes les contrées on entend ici et là des airs de picnic et c'est normal !

Mais comment réussir un vrai ?

Première étape : la préparation du picnic

Au menu, évitez de prés ou de loin tout ce qui pourra ressembler à du taboulé, de la salade de pâtes ou du sandwich au saucisson ! C'est très délicat à manier et pas toujours de bon goût !

Optez pour la cassolette d'escargots en aumônière de feuille de scarole, la timbale de figues tièdes au gingembre ou encore le feuilleté de saumon en julienne d'estragon. Avec ce type de menu vous courrez au succès sans vous fatiguer plus !

Pour vous étalez, choisissez une nappe aux couleurs du décor environnant. Il est bien évident que le plaid écossais sera banni puisqu'on ne trouvera jamais le cadre qui va avec !

Le cadre, justement !...la table en bois d'arbre étuvé, installée par la DDE en bord de nationale sera écartée d'office pour laisser la place à une vieille table de ferme en chêne massif, solide, conviviale et facilement transportable avec ses chaises Louis XII pied de mouton ! Le tout installé dans un paysage panoramique avec agrément visuel de premier choix type le Pic du Midi Vingt, le crayon Monblanc, les rives du beau Danube bleu, le Corcovado ou les banquettes de l'Orient Express.

Une fois bien installé dans un site enchanteur, lové sur votre chaise molletonnée... dégustez un Get 127 bien frappé ou un Pim's sur glace, ensuite dirigez-vous vers le buffet pour découvrir brochettes d'autruche, fricassée de rougets aux 6 poivres de Sichuan ou encore aiguillettes de canard aux airelles des Vosges....

A la fin de votre picnic, n'oubliez pas de demander l'addition et laissez au moins 10% de pourboire au personnel : maître d'hôtel, sommelier, voiturier et bagagiste.


Marie-Maximette Goulard de Chapichapo

Cuisinière 2 feux au gaz et ex-championne de pipeau en eaux vives

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