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Publié le 14.07.2009
Par Rubis
Humeur : Rebelle
 Ne te demande pas ce dont le monde a besoin, 
demande-toi ce qui te rend vivant, et ensuite vas-y et fais-le. 
Car tout ce dont le monde a besoin, c'est de personnes vivantes."
Thurman Whitman

De prime abord ça parait simple de répondre... 
Pourtant, ce n'est pas si évident de trouver ce qui nous rend vivants... 
Et qu'est-ce que ça veut dire "vivant" ?... 
Forcément qu'on est tous en vie, sinon on tripoterait pas nos claviers de la sorte !... Quoique... il y a bien quelques cas de déplacements d'objets non expliqués... ou non explicables...  

Si je me pose la question, celle de savoir ce qui me rend vivante, je sais bien que ce ne sont pas les sauts d'humeur de la Bourse, ni l'intérêt que je porte à la vie privée de personnes publiques que je ne connais pas personnellement, ni même le temps qu'il fera demain...
Ce qui me rend vivante, finalement, c'est peu de chose... 

C'est d'apprécier plein de petits bouts de vie qui font plaisir...
C'est de laisser aller mes pensées et d'en découvrir les mots qui en sortent...
C'est de savoir que par ma présence je peux parfois apporter plus de couleurs 
dans la vie des personnes que je côtoie...
C'est de me sentir libre de dire oui de dire non, et de faire accepter qui je suis...
C'est de croire que l'on va vers des demains plus beaux même si tous les indicateurs tendraient à prouver le contraire...
C'est l'expérience sensuelle de la vie, un rayon de soleil qui chauffe sur la peau 
et qui fait du bien, une odeur qui émoustille mon imagination, un paysage, une image 
ou un visage qui ravit ma vision...

Ce qui me rend vivante, c'est ce que j'ai à donner et à recevoir... 
On ne peut mesurer son degré de vitalité que sur sa propre échelle... 
Paradoxalement, peut-être que ce qui nous rend vivants, ce sont les choses pour lesquelles 
on serait prêt à mourir... parce que ce qui ne vaut pas le coup ne peut pas nous faire 
sentir vivant... puisqu'on s'en fout...

La seule chose que l'on puisse donner au monde, c'est ce que l'on est 
et le regard que l'on pose sur la vie... 
Le reste n'est que richesse superficielle qui peut, à tout moment disparaitre...
Le monde a effectivement besoin de personnes qui sentent que la vie qui coule en elles ne sert pas à rien, qu'elles ont une place, une utilité et une légitimité de se trouver là où elles sont au moment où elles se trouvent...
La vie comme un voyage... comme un chemin, comme un passage... comme un concours de circonstances qui ne réunit pas au hasard les compagnons d'errance...

Si le monde d'aujourd'hui ressemble à une vaste mascarade, c'est aussi parce que trop d'entre nous se prennent à jouer des rôles, impunément protégés par le loup d'hypocrisie derrière lequel ils se cachent dans ce grand bal masqué, croyant qu'en voilant leurs vrais personnalités ce pseudo anonymat les rend moins responsables ou coupables... 
Mais les comptes qu'on a à rendre au monde, c'est d'abord à soi qu'on les doit... 
Le monde a besoin d'un peu plus de vérité... d'un peu moins de lumières artificiellement dirigées vers des choses qui n'en valent pas la peine, et d'un peu plus d'humanité aussi... pas en nombre, mais en qualité
...

Petite annonce :
Monde à l'abandon cherche humains... tous âges, toutes races, toutes croyances... 
Postes à pourvoir immédiatement...
Si intéressés par cette offre, se comporter comme tels... 
Et observer ce que cela change autour de soi.
Publié le 10.07.2009
Par Rubis
Humeur : Tendre

Je me pose souvent la question sur mes relations avec les autres.….sur ces belles rencontres que l'on fait dans la vie….

Est-ce de mon fait, du fait de l'autre, ou des deux ?

Avec l'une, on parle de tout et de rien, de choses assez banales…..

Avec l'autre, on parle de nos souvenirs d'enfance….

Avec une autre, on parle de sujets plus personnels…..

Avec tous les autres, on partage notre savoir, on partage des moments forts de complicité, on pique des fous rires…….

Alors ma question, qui provoque ces rencontres ?

Est-ce moi ou elles mêmes ?

Pour ma part, j'aime laisser des traces……comme des pas sur le sable……..

Publié le 10.07.2009
Par Rubis
Humeur : Tendre
Lorsque vous êtes seul dans le silence de la nuit et qu’une pitié se lève dans votre âme, écoutez de toute votre attention intérieure, car c'est une âme en détresse qui lance un S.O.S
Aussitôt, les autres sauveteurs spirituels sont alertés et, de toutes parts, des forces d’Amour appareillent.
Elles brassent le vaste monde, à la recherche du cœur à sauver. Où que soit le blessé du cœur, l’Amour de ses soeurs et frères arrivera.
L’invisible pansement s’offrira de lui-même au niveau de la blessure.
Sans l’échange constant d’Amour parmi les hommes, l’Humanité de cœurs vivants ne serait q’un cimetières de cœurs morts.
Le creuset du bien est en chacun de nous et chacun doit y fondre ses préférences et ses inimitiés jusqu’à ce qu’un lingot d’Amour pur apparaisse.
Grâce à cette alchimie sublime, l’homme est créateur de ses destinées.
Enchaînés au monde extérieur, nous n’avions accordé de crédit qu’aux réalisations de la forme et ne cherchions que par la voie matérielle à prendre contact avec les êtres créés.
Jadis, les hommes ne mesuraient leur éloignement que par la protée de leur voix.
Puis, ils utilisèrent des chariots et des transports plus rapides.
Puis, ils couvrirent la terre de câbles porteurs du verbe.
Puis, ils se parlèrent d’un continent à l’autre sans intermédiaire et sans fil.
Il leur reste une autre correspondance à découvrir : celle des esprits et des âmes.
Là, nul besoin d’organiser : tout est prêt chez les célestes ingénieurs.
L’Amour est le plus beau réseau spirituel qui puisse exister dans le monde. Il relie invisiblement et automatiquement les individus aux individus.
Publié le 04.07.2009
Par Rubis
Humeur : Tendre

En ce temps-là, Dieu habitait sur terre.
Un drôle de bonhomme, un fermier, arriva et dit à Dieu :
“Écoute, mon vieux, tu as peut-être créé l'univers mais tu n'es pas fermier. Je vais t'apprendre un peu.”
“Dis-moi !, fit Dieu (tout en souriant discrètement dans sa barbe).
“Donne-moi un an, dit le fermier, et fais comme je te dis. Tu vas voir : finie la pauvreté !”

Pendant un an, Dieu accorda au fermier tout ce qu'il voulait.
Plus de tempête, plus de foudre, plus aucun danger pour le bétail.
C'était le grand confort. Le blé poussait dru.
Si le fermier voulait du soleil, il faisait soleil ; s'il voulait de la pluie, il pleuvait autant qu'il voulait.
Cette année-là, tout arriva à point.
Le blé poussait tellement haut que le fermier alla trouver Dieu et lui dit :
“Regarde, mon vieux. Encore dix ans comme ça et il y en aura assez pour nourrir tout le monde sans que personne ne travaille !”.

Mais lorsqu'on fit la récolte, il n'y avait rien à l'intérieur des grains de blé. Des cosses vides. De l'air. Le blé, qui avait poussé si haut, ne contenait rien.
Surpris, le fermier demanda à Dieu ce qui s'était passé.
“Parce qu'il n'y avait ni défi, ni conflit, ni friction, parce que tu as évité tout ce qui était mauvais, le blé, qui avait poussé si haut, ne contenait rien.
Il faut toujours se battre un peu.
Il faut la nuit entre les jours. La tempête, la foudre, le tonnerre, il en faut.
Ils secouent l'âme du blé.”

Publié le 04.07.2009
Par Rubis
Humeur : Maussade

Le fait est que finalement, nous sommes tous devenus adultes. On aurait pu prolonger indéfiniment l'enfance de notre vie. Tout le monde aurait pu, non? Tout jeunes, nous rêvions d'un idéal, on l'appelait, on le guettait, on y aspirait de tout notre coeur. Et puis, le jour où il s'est dessiné, on a eu peur de le vivre. On a eu peur de ne pas être à la hauteur de nos propres rêves.
 On a eu peur de marier cet idéal à une réalité dont on devenait responsables. C'est si facile de renoncer à être adulte, si facile d'oublier ses fautes, de mettre l'erreur sur le compte d'une fatalité qui masque nos paresses.

Il est aussi facile de tout mettre sur le dos des autres, de les juger, de les condamner et de s'absoudre par le fait même. « Mon père était comme ci », « Ma mère était comme ça. » On se dit d'une famille pauvre, sans ambition, dysfonctionnelle. Puis, on justifie aussi ses propres dysfonctions, ses propres peurs, sa propre ingratitude.
On a peur d'avancer dans la vie et on n'aime pas ce que l'on voit, des autres d'abord puis de soi, tout au fond de son âme. On devient un être irresponsable envers ses rêves, qui fait de sa vie un lot de faux-fuyants et de prétextes à se vautrer dans la boue de ses propres peurs : la peur de ne pas être aimé, la peur d'être rejeté, d'être abandonné, d'être trahi, de ne pas être à la hauteur simplement.
Et on met ses masques : ceux de la fuite, de la dépendance, de l'infantilisme, ceux du contrôle, de la rigidité et le pire, le masque du paraître ou du matérialisme. On a alors perdu son idéal, ses rêves…

On fait les choses parce que la société nous dit de les faire, parce qu'on a peur des quand-dira-t-on, des jugements de surface, et on fait semblant d'avancer, on se fait croire que l'on avance, parce que cette même société nous juge selon les seuls critères de la productivité et de l'avoir. Et le pire, c'est qu'on le sait.
Ainsi, on fait un autre travail que celui qu'on aurait aimer faire. On se marie parce qu'il faut bien se caser.
 On s'habille du manteau que les autres veulent voir sur son dos.
 Et on s'enlise pour longtemps, pour trop longtemps.

Puis le réveil sonne. La crise de la trentaine ou de la quarantaine arrive.
 Et on se dit : pourquoi ne ferais-je pas ce que mes rêves me dictent depuis l'enfance? Remise en question douloureuse s'il en est. Et on « s'instrospecte » à s'en rendre malade, on se réfugie dans son petit jardin secret, on cherche, on se cherche. On y construit une muraille inattaquable sans se rendre compte que l'on nage encore dans ses peurs : la peur de réaliser ses rêves, la peur de s'aimer, la peur d'aimer l'autre, la peur de vivre, tout simplement.

Et un jour, comme le chevalier du Moyen-Âge, on tombe en bas de ce beau cheval que fut sa monture aux yeux des autres.
C'est utile et protecteur une armure, quand on est à dos de cheval et qu'on fonce dans ses peurs en étant quelqu'un d'autre que soi-même, toujours selon les voeux de la société.
Mais l'armure devient encombrante quand on est tombé au bas de son cheval on que l'on court avec cette armure sur le dos, quand on court vers l'inconnu d'une vie qui avance inéluctablement vers une fin éventuelle.

Et ce n'est que petit à petit qu'on réussira à enlever cette armure et à refaire comme l'enfant qui dormait en soi, cet enfant que l'on a endormi en soi et qu'on a enfin envie d'écouter. Et c'est là, juste là que le bonheur arrive, dans cette écoute attentive de sa voix intérieure, dans ce lâcher-prise bienfaisant, dans cette gratitude totale envers la Vie, qu'on la nomme Puissance supérieure, Dieu ou toutes autres appellations.
 Dans cet ici-maintenant qui seul nous appartient.

Tu es une poussière d'étoile tombée sur la terre pour apprendre la Vie, puis pour éclairer les zones ombragées. Tu es une parcelle, une étincelle divine qui désire, sans le savoir nécessairement, retourner vers le grand Tout que tu as quitté, comme quand tu reviens d'un voyage, tu désires te retrouver chez toi, dans tes choses. Mais d'ici là… CARPE DIEM !

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Ces mots que je me souviens de l’alphabet de mon destin. Ces mots que j’écris ressemblent aux oreillers, dans un lit à deux places, le sien n'est pas froissé. Je n'ai que la mémoire de quelques mots rosés. Les mots qui manquent ont la tristesse de mes matins gris. Ils sont parfois feutrés, parfois poussent des cris. Les mots qui manquent, je vous jure, ça fait mal Ils avalent la langue et nouent les amygdales... Je suis cette geôlières silencieuses assoiffée du silence de ces mots silencieux … Dieu! Que je me rappelle la douceur de ces mots.