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Publié le 26/12/2007 à 11:32
Par rutabaga
Humeur : Souriante
Ouf, de retour sur le sol national. Ici, le jour tient la distance : il ne baisse pas les bras avant 18h, c'est la fiesta !
Les préparatifs des fêtes de Noël en profitent. La CB applaudit à tout rompre et le papier cadeau prend le melon à force d'être sollicité de tous les côtés. Dans quelques jours, il sera au bord de la dépression nerveuse, délaissé par le commun des mortels. C'est pareil chaque année, mais rien à faire, il ne s'y fait pas...

Et comme chaque année aussi, les chapons, foies gras, huîtres et autres chocolats fins trépignent d'avance. C'est à qui provoquera la première crise de foie. "Moi, moi moi d'abord !" clament les toats apéritifs. Forcément, ils ont l'avantage de passer la ligne d'arrivée les premiers. Mais les estomacs ne se laissent pas impressionner si facilement. C'est au tour des volailles et de leur cour de marrons et de pommes de terre sautées de tenter le coup d'Etat. Mais encore une fois, l'assaut échoue. "A mon tour de tenter ma botte secrète : le tourné-retourné chocolaté !", se réjouissent les treize desserts. Et l'organisme dresse le drapeau blanc. Ca y est : on déclare forfait. Gras, sucré, alcoolisé, lourd... Le menu de Noël a encore une fois vaincu les bonnes résolutions. C'est une fin d'année sous le signe de l'indigestion. Ahhhhhhhhhh, les traditions...
 
Publié le 17/12/2007 à 12:26
Par rutabaga
Humeur : En colère

C'est le branle-bas de combat, l'expédition en terres hostiles, la conquête australe...
Départ imminent et imprévu chez les Danois, pour quelques jours d'immersion. Et quand le chef dit "Allez zou, au Danemark !", on ne discute pas. 
Valise bouclée, dossiers reliés, veste boutonnée et écharpe nouée. Je suis parée.
On décolle la peur au ventre, on atterrit les mains moites et les cheveux dressés à le verticale, au grand dam de l'occupant de la place 8F qui tente de lire sa page financière. Ouf, 72ème vol en plus de trente ans et toujours pas de crash. C'est la baraca !

Il est 15h36, on va pouvoir visiter un peu Copenhague avant de retrouver ce cher client danois au nom imprononçable malgré moult tentatives infructueuses au bureau...
Un nuage cache le soleil, mais il ne va pas résister longtemps au froid arctique qui souffle sur la capitale. 5 minutes, 12 minutes, 22 minutes. Il fait toujours sombre et même on dirait que le nuage a fait des petits. Le chauffeur de taxi me regarde avec des yeux ronds comme des balles de tennis fatigués... Il éclate de rire devant mon air de castor en perdition. "En décembre ici, il ne fait jour que de 9h à 15h, vous saviez pas ? Et dans un quart d'heure, ce sera la nuit noire..." Faudra que je cause deux minutes à ma chef de service qui a choisi de me confier le déplacement de décembre, pour se charger du point de juin... En attendant, direction l'hôtel et pas de pourboire pour ce chauffeur au sens de l'humour si communicatif
.  

Publié le 01/12/2007 à 13:04
Par rutabaga
Humeur : Au secours !

Toc toc... "Y'a quelqu'un ?"
Pas de réponse, Rutabaga pousse la porte du commissariat de quartier, remontée comme un ressort de sommier hystérique.
Car Rutabaga, ça fait déjà trois plombes qu'elle a émergé des bras de Morphée, pour aller porter plainte avant de courir pointer au bureau à l'heure. Bus, Métro et tramway... C'est pire que le Camel Trophy alors qu'à vol de poulet, le commissariat est à deux kilomètres de la maison. Rutabaga est saisie d'une subite envie de faire entendre sa voix de soprano survolté à Monsieur Mappy, qui semble toujours indiquer des temps de trajet calculés de nuit, un 15 août, jour de finale de Coupe du Monde !

Enfin, après deux heures dans les transports en commun la tête coincée entre la capuche d'un basketteur et l'écharpe en poils de renard d'une mamie édentée, le salut  est proche.  Rutabaga pose un oeil assuré sur les deux gardiens de la paix en service ce matin là au poste. Petit sourire avenant pour amadouer les bêtes, explications
détaillées sur les circonstances du drame, regard interrogateur pour obtenir un semblant de bonne volonté compatissante.... Alleluia, en deux minutes chrono, Rutabaga obtient le précieux sésame : la copie du PV de police. Y'a plus qu'à se carapater au bureau avant que Cruella ne pointe son nez et constate le crime de lèse-majesté : douze minutes de retard. Les GO en uniforme se font aimables : "Pour repartir, prenez la rue Victor Hugo puis le boulevard De Gaulle et ..."  Rutabaga traverse tout à coup un grand moment de solitude intellectuelle, qui vire illico en folie paranoïaque. "Ben, j'ai plus de voiture, vous savez, je dois prendre le métro et le bus." "Ah bon, vous n'avez pas le permis ?" Les yeux comme des soucoupe, Rutabaga tourne les talons, une larme de désespoir noir au coin de l'oeil. La condition humaine est vraiment trop cruelle !

Publié le 29/11/2007 à 13:05
Par rutabaga
Le cours de salsa avec la tornade brésilienne a été intense. Chaleur, sueur, rougeurs... J'ai perdu deux litres d'eau et j'en ai bu quatre d'une seule traite. la barrique n'est pas loin. Je me traîne jusqu'à la voiture pour m'affaler sur le siège conducteur. Oh, bonheur, délice de la position assise. Même si je suis encore à mille lieux d'adopter la position du lotus, mes jambes applaudissent de reconnaissance. "Tiens, un papillon sur mon pare-brise... Une prune ? Pas possible, je suis bien garée!" Arggggggggh. Impossible de démarrer, ma tinine s'est faite cartonner pendant que je suais sang et eau et la direction est morte. Le petit mot sur le pare-brise, ce sont les flics qui m'informent que j'ai eu un pépin. Non, c'est pas vrai ! Je croyais que Tinine refusait de démarrer pour me manifester son mécontentement chronique de rouler dans les crottes canines. Allez, on repart à pied et demain, rendez-vous chez les flics. Super soirée !
Publié le 25/11/2007 à 10:56
Par rutabaga
Humeur : Gaie

 

Digérés, les 9 moelleux au chocolat ont fait les dégâts escomptés : la balance est passée dans le camp ennemi. Traîtresse ! L'artillerie lourde est de rigueur. Pantacourt noir en coton et lycra, débardeur trendy aux couleurs des footeux brésiliens, je mets toutes les chances de mon côté pour... bailar la salsa ! Premier cours, première surprise : la grande prêtresse de la danse aux déhanchés indécents mesure 1,12 mètre et a des bras de lanceur de marteau sous EPO. Pfff, ça va être de la rigolade de la suivre ! La musique commence à battre la mesure, et là, la douche froide... Les pieds d'Anahita s'envolent, sa taille part à droite, à gauche, devant, derrière. Elle balance ses bras qui se transforment en invitations sensuelles à la suivre. Sauf que moi, j'ai pas le rythm... Dans la glace, un pantin aux bourrelets mécontents se trémousse à contre-temps, les cheveux électriques, les bras pendants et les joues écarlates. Hum, la prof tente de sauver les meubles : "Commenche par les pas, ensouite rajoute les hanches, ensouite ajoute les feches, puis les bras." E c'est qu'elle assure un max la petite boule de nerfs sud-américaine. L'épouvantail essouflé y réfléchira à deux fois avant de revenir au premier rang... 

 

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Allez, deux minutes d'air frais avec Rutabaga...
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