C'est le branle-bas de combat, l'expédition en terres hostiles, la conquête australe...
Départ imminent et imprévu chez les Danois, pour quelques jours d'immersion. Et quand le chef dit "Allez zou, au Danemark !", on ne discute pas.
Valise bouclée, dossiers reliés, veste boutonnée et écharpe nouée. Je suis parée.
On décolle la peur au ventre, on atterrit les mains moites et les cheveux dressés à le verticale, au grand dam de l'occupant de la place 8F qui tente de lire sa page financière. Ouf, 72ème vol en plus de trente ans et toujours pas de crash. C'est la baraca !
Il est 15h36, on va pouvoir visiter un peu Copenhague avant de retrouver ce cher client danois au nom imprononçable malgré moult tentatives infructueuses au bureau...
Un nuage cache le soleil, mais il ne va pas résister longtemps au froid arctique qui souffle sur la capitale. 5 minutes, 12 minutes, 22 minutes. Il fait toujours sombre et même on dirait que le nuage a fait des petits. Le chauffeur de taxi me regarde avec des yeux ronds comme des balles de tennis fatigués... Il éclate de rire devant mon air de castor en perdition. "En décembre ici, il ne fait jour que de 9h à 15h, vous saviez pas ? Et dans un quart d'heure, ce sera la nuit noire..." Faudra que je cause deux minutes à ma chef de service qui a choisi de me confier le déplacement de décembre, pour se charger du point de juin... En attendant, direction l'hôtel et pas de pourboire pour ce chauffeur au sens de l'humour si communicatif.










