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Publié le 01/04/2009 à 11:10
Par savaneafric
La danse, quelle qu’elle soit, est souvent considérée comme étant une histoire de corps et une affaire de jouissance physique. L’érotisme dans la danse peut être explicite ou s’incarner dans l’implicite : il est ambigu, et loin du "tout montrer tout voir". Chez certains chorégraphes contemporains, il y a une volonté polémique de désexualiser les corps (bien que mis à nu), de les décharger de leur charge érotique, et de proclamer que le corps soit exclusivement un foyer de signes. A travers ce projet littéral de montrer le corps "tel quel" , de prouver que le corps du danseur est un siège de psychisme ou de social ("foyer de signe" ou "corps symbole"), la danse cherche malgré tout à expérimenter de nouveaux rapports à soi même, à l’autre (spectateur), au désir, et dessine sans aucun doute une nouvelle cartographie érotique. A titre d’illustration, Au Japon, les danseurs dévêtus provoquent la gêne. " … au Japon les contradictions quant à l'exposition du corps de la femme : entre la possibilité d'une grande exhibition sans que les regards soient insistants et une obligation de retrait convenue, une place assignée et obligatoire. Seuls les corps faits de chair et de sang résistent, les couches superficielles ont disparues… ". Julie Nioche (Création chorégraphique : No Matter). Dans le domaine de la danse masculine, on constate de plus en plus de chorégraphes qui ont mis en scène des jeunes garçons, tout en leur offrant la possibilité de devenir des danseurs professionnels. Par ailleurs, on constate de plus en plus un certain hermétisme, où des artistes parlent surtout aux autres artistes, aux initiés ou amateurs éclairés. L’utopie d’un art qui soit à la fois critique, savant et populaire (La Flûte enchantée de Mozart en est un bel exemple) est révolue. Le 19ème siècle voit l’avènement des artistes non désirés, incompris, tandis que le 20ème est marqué par une profonde radicalisation des questions que l’art se pose sur lui-même. La danse contemporaine est désormais ouverte à des pratiques qui lui sont à priori étrangères. Si elle se déploie indéniablement dans des corps en mouvement, on ne peut ignorer qu’elle est aussi traversée de sons, d’images, d’objets et de sensations, qu’elle se prolonge en discours, prend place dans la société. Pourquoi de telles changements ? Quels sont les motifs des nouvelles représentations et quels sont les effets possibles ? Ce questionnement se redouble dans les écrits et les débats, touchant tous les aspects du corps en mouvement. Le moment est donc sans doute venu de reformuler ensemble ces enjeux, de favoriser la rencontre des milieux (artistiques, culturels et populaires), et d’accepter l’ouverture dont la danse contemporaine semble se nourrir afin d’interroger les chemins empruntés par cette dernière pour éventuellement mettre en scène des " corps blancs, propres, asexués voir même « sans organes »" ! A suivre...
Publié le 01/04/2009 à 10:10
Par savaneafric
A la différence de la musique qui est pratiquement comprise et facilement intégrée par tous; Les codes de la danse ne sont pas partagés par tout le monde. C’est dans ce cadre que Mié Coquempot, une danseuse contemporaine (franco-japonaise et ayant grandi à Genève) a présenté sa création chorégraphique "Journal de corps – Acte 1 & 2 " le 04 mars dernier au centre des arts d'Enghien-les-Bains. Journal de corps explore la relation entre image du corps et danse. C’est une réflexion ouverte sur le corps, symbole de notre multiplicité, et qui laisse place au corps dans la plénitude de sa chair et de ses sens. Journal de corps est une tentative de transdisciplinarité où, chaque expression peut être transposée à une discipline - danse, musique, image - mise tour à tour au défi. La décomposition du Journal de corps en trois actes permettrait de mettre en avant trois états : la découverte, la puissance et l’abîme. L’espace du spectacle est partagé entre danse, musique, image et une forme « inter médiale » créée par Cyrille Henry. Journal de corps est la poursuite et l’approfondissement des expériences qui ont été faites pour l’œuvre plastique : "A table(s) "de Natacha Nisic, réalisée lors d’une collaboration avec Mié Coquempot à Chamarande en 2005. Cette œuvre a questionné le corps comme un objet culinaire. " L’attestation de soi est le corps. Le corps est l’espace que nous partageons tous et l’espace le plus individuel. À la foi lieu commun et unique, il est un monde en constante transformation, un état de sensations et de perceptions, un terrain de jeu à explorer, à connaître, à reconnaître, à vivre et à danser. Le corps est un journal intime. Comme tel, j’aime le feuilleter, le parcourir " Mié Coquempot. Il s’agit donc d’une nouvelle interprétation : celui du regard du danseur vis-à-vis de « soi » et de son propre corps. Avec ce travail de création particulièrement intéressant, Mié Coquempot et ses collaborateurs ont vraiment voulu nous inviter à élargir notre représentation du corps humain, à définir l'être humain, souvent dans son acception « naturelle ». C’est une forme d’art qui essaie de recréer une image du corps humain, tout en respectant les exigences esthétiques et morales. Le résultat d’interprétation du corps dans son intimité est surprenant, étrange, parfois cruel ou remarquable. En toute franchise, j'ai beaucoup de mal à écrire sur ce spectacle. Je ne trouve pas les mots justes. Je peux juste vous conseiller d'aller voir ce spectacle un jour si vous en avez envie parce que ce travail s'instaure dans un symbolisme révélateur puissant et qui fait appel aux caractéristiques suivantes : stimulation, pluridimensionnalité, verticalité, hauteur où le symbole relève de l’infini, relève de l’homme… A suivre...
Publié le 01/04/2009 à 03:40
Par savaneafric
Afin de mieux comprendre le contenu de la vidéo "Journal de corps - Acte 2", il convient d’abord de tenter de dépasser "la barrière d’incompréhension" qui provient du jugement spontané. Pour regarder les vidéos "Journal de corps Acte 1 & 2", aux adresses suivantes: www.paris-art.com/video/-/d_video/Journal-de-corps-Acte-1- www.paris-art.com/video/-/d_video/Journal-de-corps-Acte-2-
Publié le 08/03/2009 à 23:39
Par savaneafric
Humeur : Tendre
La chorégraphie est l'art de composer les pas et les figures, d'en réglementer l'enchainement au cours des danses et des ballets qu'elles soient de style classique, moderne, jazz ou contemporain. C'est l'organisation de l'espace et la structuration des mouvements au moyen d'un vocabulaire personnel puisé dans l'infini, variété des capacités cinétiques du corps humain, dans le but de communiquer une idée, un sentiment, une émotion, une situation.
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« Qu'est-ce qu'un arbre sans sa racine ? Qu'est-ce qu'un fleuve sans sa source ? Qu'est-ce qu'un peuple sans son passé ?» s'interrogeait Victor Hugo dans «les Pyrénées ».
Savanafric : Merci beaucoup pour ces petits mots. Mon blog n'est ni personnel, ni professionnel. Il est plutôt informatif, culturel et humanitaire.
rubis : de jour en jour j'appréécie de plus en plus ton blog il est particulier on ne s'en lasse pas merci
BlackSquad : merci pour ce passage tres réaliste de ce qu'il ce passe chez nos freres et soeurs de gaza
Marydousse : bravo pour les merveilleux mômes !!
savaneafrc : en Omicron, tus fotos son muy magníficas, muy bellas...
savaneafri : bienvenue à tous mes nouveaux amis (es)
aimetr : les voyages safari c'est un rêve pour moi, quertion d'argent !!!!
naturecom : merci pour ces"chattes poupées" et ce single bien choisi de ce groupe international de l'année 2008 !
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