Yoni Goodman, directeur de l’animation de «Valse avec Bachir», le film sur la guerre du Liban qui a obtenu le Golden Globe et le César du meilleur film étranger a réalisé au mois de mars dernier un court-métrage d’1 minute 35 pour le compte d’une associationisraélienne Gishafondée en 2005 qui milite pour "protéger et soutenir la liberté de mouvement pour les civils palestiniens". Cette séquence vidéo sans paroles, intitulée «Closed zone»(zone close)montre un enfant bloqué dans la bande de Gaza. Raconter le blocus en moins de deux minutes, il fallait oser. Yoni Goodman maître d’oeuvre de Closed zone a relevé le pari. A vous de voir...
Gaza Video - Closed Zone Commentant le making-off de la vidéo, Yoni Goodman a expliqué qu’il espérait que les spectateurs de ce court-métrage arriveraient à surmonter le traditionnel clivage entre les gentils et les méchants, qui anime les deux pays depuis des années. Sur le site de Gisha, Yoni Goodman explique qu’il s’est efforcé de dessiner “quelqu’un auquel chacun peut s’identifier”. Le personnage est "un peu enfant, un peu adulte, un peu arabe et un peu juif", explique-t-il dans le making-of de "Closed zone". "Closed Zone" a déjà été vu plus de 50.000 fois et totalise des centaines de commentaires sur YouTube, et le nombre continue d'augmenter.
En janvier dernier, l'Etat du Queensland en Australie lançait une campagne destinée à trouver le gardien d'une île paradisiaque, payé plus de 75.000 euros pour six mois. Ou comment faire d'une opération marketing un événement sur le "world wide web". Petit rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi ce buzz : "Best Job in the World", in Australia : Emploi de rêve pour des millions de personnes à travers le monde, de l’argent, beaucoup d’argent, du soleil, la mer et beaucoup de temps libre, voici les ingrédients du meilleur job du monde ! En janvier dernier, et dans le but de promouvoir le tourisme dans les îles de la Grande Barrière de Corail, l'Office du Tourisme du Queensland, en Australie lançait cette grande opération destinée à recruter le gardien (ou la gardienne) d'une île paradisiaque (île Hamilton), rémunéré plus de 150.000 dollars Australiens (à peu près 80.000 Euros) pour six mois (du 1er juillet 2009 au 1er janvier 2010). Ce concours mondialétait lancé par l’Office du tourisme Queensland, l’Equipe marketing et PR, leSiège social et filiales monde, en utilisant les petites annonces journaux + RPetMécanique concours UGC. Pour postuler, il faut remplir les conditions d’âge (+ de 18 ans) et de disponibilité et envoyer une vidéo de moins d'une minute expliquant pourquoi on est le candidat idéal pour ce job, et montrer sa connaissance des îles de la Grande Barrière de Corail. L'heureux élu devra être bon nageur, dynamique, sportif, aventurier, et ayant de bonnes aptitudes à la communication et à la langue anglaise. Hormis son confortable salaire, il sera logé dans une luxueuse maison sur la plage équipée de 3 pièces, avec piscine à débordement et voiturette de golf.
Best job in the world - Hamilton Island En contre partie, il devra tenir à jour un blog afin de faire la promotion de l’île, avec textes (en anglais), photos et vidéos. Il devra explorer les fonds marins et vanter les charmes, activités et plaisirs qu'offre l’ile d'Hamilton ainsi d'autres îles des alentours, qu'il aura bien sûr exploré lui-même. Il pratiquera voile, natation, kayak, plongée sous-marine, randonnée, etc.
Briton Ben Southall wins "best job in the world"- video L'heureux élu a été désigné le 6 mai dernier. C'estle britanniqueBen Southall qui a battu 16 autres finalistes sélectionnés parmi 34.684 candidats issus de 200 pays, dont un Lyonnais, Benoît Henryque les Français soutenaient. Ben Southall, travaillant dans le secteur caritatif, est âgé de 34 ans et ayant un physique de surfeur. Depuis début juin, le britannique Ben Southall a pris ses marques entre la piscine, les chambres d'hôtels de luxe tous frais payés et la table de massage. Mais avant même qu'il arrive sur l'île paradisiaque dont il est le gardien, il avait déjà décroché un partenariat publicitaire. Il porterait une montre de luxe de marque BIIIP pour le suivre dans ses pérégrinations de Robinson Crusoë moderne. Et son blog est comme on l'attendait une véritable brochure web pour le Queensland et ses côtes. Il passera donc six mois sur cette île paradisiaque. Des dizaines de journalistes (sans compter les photographes, cameramen, etc.) le suivent chaque jour lui et sa petite amie.L'île n'est jamais vraiment été déserte, et c'est un peu la polémique du moment dans les médias. En effet, Hamilton Island abrite (de l'autre côté de l'île), un petit paradis hôtelier pour les clients aisés. Cette île privée, financièrement inaccessible pour le vacancier lambda (aucune chambre à moins de 300 $ la nuit), a même son propre PDG, Glenn Bourke. On peut y vivre (à l'hôtel), s'y marier (à l'église) et même y organiser des séminaires. Un job de Robinson en communion avec la nature, qui relève plus finalement du travail d'un commercial pour tours opérateurs ! EDIT : Vous pourrez poser vos questions en direct à Ben Southall vendredi prochain 7 août 2009 de 8h30 à 9h30 sur Twitter A lire sur le même sujet : "Que sont devenus les candidats français au meilleur job du monde ?" sur le Nouvel Obs.
La méthode utilisée par l'office de tourisme du Queensland semble finalement assez simple. Elle utilise le "buzz" dans ses deux sens : - Le mot buzz, anglicisme signifiant bourdonnement, est utilisé en marketing. Il s'agit de faire du bruit autour d'un produit ou d'une offre. Plus fort encore, la technique employée ici est en fait du marketing viral. Sa spécificité : faire participer les consommateurs dans la propagation de la publicité. Là aussi, c'est une réussite totale pour l'Australie, qui reçoit des candidatures aussi bien de la France, du Japon, que de la Mongolie ou du Vatican. - Le buzz tel qu'il est souvent employé aujourd'hui parle de ces vidéos ou infos qui ont été vues par beaucoup de personnes, et ce sur un temps très court. On citera par exemple Nicolas Sarkozy qui semblait éméché au G8, ou encore Barack Obamachassant la mouche lors d'une interview télévisée. En quelques heures, ces vidéos postées sur des sites de partage en ligne explosent tous les compteurs. Et ce fut le cas du "meilleur job du monde". Dès le début de l'opération, le site www.islandreefjob.com est envahi de demandes. Le site reçoit environ 300.000 visiteurs en une journée et en une heure, 25.000 personnes tentaient de se connecter. 114 millions d'euros de retombées: Les autorités du Queensland peuvent se réjouir de ce "coup de pub" dont les retombées ont été estimées dans un premier temps à 110 millions de dollars australiens (61 millions d'euros). Le 12 juillet, le ministre australien du Tourisme Peter Lawlor expliquait que la campagne avait coûté 1,7 million de dollars australiens, soit plus de 960.000 euros. Et cela a généré, selon le ministre, plus de 200 millions de dollars australiens (114 millions d'euros). Le Queensland n'a pas envie de s'arrêter là puisque l'Etat a prévu de dépenser 1,9 million de dollars supplémentaires dans de nouvelles publicités destinées à promouvoir des entreprises touristiques du Queensland. Une pub primée: Le monde de la pub s'est lui aussi mis à l'heure australienne. Le 12 juin à Cannes, le Festival international de la publicité a décerné son Grand Prix de la catégorie PR à la campagne "Le Meilleur job du monde" signée de l'agence Cumminsnitro Brisbane. Une opération qui a également séduit le jury Direct, qui lui a attribué le Grand Prix dans cette catégorie. Et la manne financière et publicitaire du "Best job" ne s'arrête pas là… (Nouvel Observateur)
Suite à un article précédent intitulé Critique de l'étude "Expedia" sur le comportement des touristes J'ai toujours eu de la chancede voyager, souvent à l'aventure, avec des amis courtois, curieux et respectueux de la culture locale. L’accueil était très satisfaisant et nos échanges étaient chaleureux et fructueux.J’en garde un très bon souvenir de tous ces voyages...Mais c’estvrai qu’on ne peut pas généraliser à partir d’expériences personnelles. L’enquête « Expédia » sur le comportement des touristes n'est pas du tout convaincante notamment sur le plan méthodologique: Elle est trop simpliste et n'est pas représentative de tous les touristes français (en raison des diversités des individus et des types de voyage), elle ne concerne que les établissements hôteliers (impliquant une perception parcellaire et commerçante du tourisme), et ensuite elle ne semble privilégier que des spécificités propres à certains peuples tel l’exemple du pourboire ou de la langue. Cependant, on ne doit pas oublier la part du vrai dans cette étude: le tourisme de groupe, déclenche souvent des réactions de chauvinisme ou autres et ce pour tous les pays. Le français se conduit comme en "terrain conquis"ou comme "donneurs de leçons", cela est peut être lié au vécu collectif durant les temps de domination en matière culturelle ou économique. L’autocritique est bonne à un certain niveau mais le mieux est sans doute d’en prendre bonne note, pour être plus vigilants et pour changer pour le meilleur. On devrait être vigilants: peut être derrière cette propagande anti-française, Il y a des intensions de nature à créer des problèmes de tourisme à l’intérieur (décourager les 76 M de visiteurs) comme à l’étranger (mauvais accueil, intolérance, nuisance à l’image de la France)…pour ne pas dire des enjeux géopolitique et économiques pour que la France perd de son identité, de ces racines et de ses intérêts. Les Français, un peuple qui a fait la révolution, La France, un pays social à culture majestueuse et humaniste qui a dit non aux politiques controversées, aux guerres injustes,aux tentatives d'atteinte aux cultures locales et de déshumanisation,… L’héritage historique, le rayonnement culturel et les intérêts économiques avec les pays voisins et amis ne peut pas être essuyée par un comportement de quelques années ou de quelques individus. C’est pourquoi on ne devrait pas clore ce dossier et mobiliser tous les efforts au niveau des professionnels du tourisme, au niveau des associations et au niveau des masses médias (qui s’étaient, pour la plupart d’entre eux, contenté de participer à la propagande, sans même s’assurer de la fiabilité des infos et des sources, et de clore les forums rapidement) afin de mieux préparer les voyages et de revaloriser l’image du touriste français…et que les solutions ne résident pas certainement dans l’enfermement ou le retour à l’autarcie. Un grand travail reste à faire de la part des responsables et des professionnels du tourisme français : En matière d’innovation, d’anticipation, de gestion des activités et des flux des touristes, de choix des destinations, diversifications des offres et des types de tourisme, préparationà l’avance les structures d’accueilet des circuits à proposer…et pourquoi pas investir ou s’installer à l’étranger. On ne s’étonnera pas que les japonais, surfant sur "leur réputation de bons connaisseurs en matière de tourisme" viendront un jour défricherles zones méditerranéennes, dernier refuge des touristes français à faible budget.
« Qu'est-ce qu'un arbre sans sa racine ? Qu'est-ce qu'un fleuve sans sa source ? Qu'est-ce qu'un peuple sans son passé ?» s'interrogeait Victor Hugo dans «les Pyrénées ».
Savanafric : Merci beaucoup pour ces petits mots. Mon blog n'est ni personnel, ni professionnel. Il est plutôt informatif, culturel et humanitaire. rubis : de jour en jour j'appréécie de plus en plus ton blog il est particulier on ne s'en lasse pas merci BlackSquad : merci pour ce passage tres réaliste de ce qu'il ce passe chez nos freres et soeurs de gaza Marydousse : bravo pour les merveilleux mômes !! savaneafrc : en Omicron, tus fotos son muy magníficas, muy bellas... savaneafri : bienvenue à tous mes nouveaux amis (es) aimetr : les voyages safari c'est un rêve pour moi, quertion d'argent !!!! naturecom : merci pour ces"chattes poupées" et ce single bien choisi de ce groupe international de l'année 2008 !
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