|
Publié le 26/07/2009 à 20:02
Par savaneafric
Les Rencontres internationales de la photographie d'Arles: fêtent cet été leurs 40 ans. Un anniversaire qu’elles ont choisi de célébrer en focalisant sur les ruptures qui marquèrent leur histoire et, au-delà, l’histoire de la photographie. Ruptures dont l’Américaine Nan Goldin, invitée à exposer et à participer à la programmation, fut une des principales actrices. Ce festival est très riche en expositions de photographies intéressantes et innovantes: c’est résolument à voir que vous soyez ou non passionné de photo. En effet, l’ensemble des œuvres présentées sont accessibles pour les non-initiés, et très intéressantes aussi bien pour les amateurs que pour les professionnels.Après la semaine d'ouverture (du 7 au 12 juillet), avec colloque, prix, stages et événements festifs; La soixantaine d'expositions photographiques se poursuivent tout l'été jusqu'au 13 septembre.
Rencontres d'Arles 2009 - Dans l'enceinte des Ateliers - Source:blog.mourguiart. Si vous êtes en vacances dans le sud de la France, n'oubliez pas de se rendre dans la ville d’Arles. Il est recommandé de prévoir de passer au moins deux jours à Arles si vous voulez bien apprécier les expos et admirer cette belle ville du sud: tout le festival est conçu pour vous permettre de visiter différents lieux de la ville…En effet, ces expositions sont présentées dans une vingtaine de lieux d'Arles: anciens ateliers SNCF, églises, théâtre antique... Cette année, Willy Ronis, Robert Delpire, Duane Michals et Nan Goldin sont les invités d'honneur des Rencontres d'Arles.
Le doyen des photographes français Willy Ronis, qui fête bientôt ses 98, est un des illustres représentants du courant dit "humaniste. Son exposition de 80 photos est émouvantes et poétique : une rétrospective contenant des photos historiques et bien marquées dans l’inconscient collectif : des noirs et blanc parfaits qui évoquent des jeux de lumière et de cadrage audacieux.
Robert Delpire expose aussi une rétrospective de son parcours d'éditeur, de commissaire d'exposition et de producteur de films. Les Rencontres d'Arles rassemblent aussi les derniers travaux de Lucien Clergue, et autres photographes, directeurs artistiques…
Nan and Brian in bed, New york City, 1983 - © Nan Goldin Les Rencontres permettent aux visiteurs de découvrir ou de redécouvrir le travail de la photographe américaine Nan Goldin qui avait déjà créé le choc à Arles en 1987 avec the Ballad of Sexual Dependency, journal intime en centaines d'images qui abordait les questions de la sexualité, de la drogue ou de la violence. Elle revient cette année avec le diaporama de La Ballade et l'installation Soeurs, Saintes et Sybilles. La Ballade était une chronique noire, écrite dans les couleurs criantes avec une infinie humanité et une sincère mise à nue. Les images de Nan Goldin ont bousculé nos certitudes notamment en ce qui concerne la photographie noir et blanc et ont modifié notre regard sur le monde et sur la photographie. Elle construit, au fil de ses images, un portrait de notre société des trente dernières années.
Sa seconde installation audiovisuelle Sœurs, Saintes et Sybilles est un hommage à sa sœur (qui s’est suicidée à l’âge de 18 ans) et aux femmes rebelles en général. C'est une oeuvre complexe, bouleversante, qui mélange des photos de famille, des vidéos des lieux où sa soeur séjourna… Ses choix entrent en résonance avec son œuvre par l’humanité des regards qui sont portés sur la marge, les outsiders, les laissées-pour-compte, …
À l’atelier de mécanique, l’exposition « Ça me touche, les invités de Nan Goldin » regroupe 13 jeunes photographes dont on peut citer:David Armstrong et ses photographies qui dessinent un univers à la fois violent et tendre, cru et sensuel., exposées dans un désordre organisé qui cherche à reconstituer son atelier. Anders Petersen, explore lui aussi le monde par des allers-retours entre le besoin de le documenter et de le partager avec les personnages de ses images. D'autres expositions qu'on peut classer dans le registre de l’autobiographie: JH Engstrôm, Antoine d’Agata… Les Rencontres permettent aussi de découvrir l’expo de Duane Michals le photographe poète qui veut traduire ses pensées en images : Son expo est assez impressionnante et retrace le travaille de l’artiste new-yorkais depuis les années 60. Sont aussi au programme une rétrospective du Britannique Brian Griffin. Les derniers travaux de Martin Parr, avec sa série Luxury sur le monde des très riches, et de Joan Fontcuberta, qui a agrandi des images au-delà de l'intelligible pour faire émerger les détails du film (grain, taches, égratignures, imperfections). Un travail d'Eugene Smith sur les maisons abandonnées dans les campagnes américaines, ou l'univers sombre de Paulo Nozolino. D'autres photographes, présent à l'Atelier de mécanique et qui ont un rapport au réel plus distancié. Tel que Jean-Christian Boucart qui est allé se plonger au cœur de la pauvreté à Camden dans le New-Jersey. Ses photographies témoignent de ses questionnements et de son degré d'implication. Un procédé qui éclaire avec pertinence aussi bien les images elles mêmes que la situation de la ville. De son côté, Jim Goldberg a documenté les adolescents fugueurs dans les rues de San Francisco et de Los Angeles. Le résultat de son travail est une tentative de narration où se succèdent les images, les objets, la vidéo… On appréciera aussi le travail de Lisa Ross : d’étranges monuments miniatures faits de paille et de drapeaux que l’on croirait tout droit sortis de l’imagination d’un artiste de land-art sont en fait les tombes d’une tribu particulière : les ouighuires, minorité ethnique musulmane turc d’inspiration soufi …Et puis beaucoup d’autres photographes dans un style intimiste à découvrir si vous avez le temps… Cette année, à Arles, par ses choix et les images qu'elle donne à voir, les Rencontres de la photographie ont permis de répondre à l'attente d'une grande part des visiteurs. Les images sont fortes, bouleversantes, troublantes, choquantes parfois. Source: Telerama, Lexpress, Fr2, Fr3, le site des Rencontres
|
« Qu'est-ce qu'un arbre sans sa racine ? Qu'est-ce qu'un fleuve sans sa source ? Qu'est-ce qu'un peuple sans son passé ?» s'interrogeait Victor Hugo dans «les Pyrénées ».
Savanafric : Merci beaucoup pour ces petits mots. Mon blog n'est ni personnel, ni professionnel. Il est plutôt informatif, culturel et humanitaire.
rubis : de jour en jour j'appréécie de plus en plus ton blog il est particulier on ne s'en lasse pas merci
BlackSquad : merci pour ce passage tres réaliste de ce qu'il ce passe chez nos freres et soeurs de gaza
Marydousse : bravo pour les merveilleux mômes !!
savaneafrc : en Omicron, tus fotos son muy magníficas, muy bellas...
savaneafri : bienvenue à tous mes nouveaux amis (es)
aimetr : les voyages safari c'est un rêve pour moi, quertion d'argent !!!!
naturecom : merci pour ces"chattes poupées" et ce single bien choisi de ce groupe international de l'année 2008 !
|
<
|
Nov. 2009 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | | | | | 1 | | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | | 30 | | | | | | |
1 connecté
19559 visiteurs
|