Etudiant en Pharmacie, intéressé par l'histoire scientifique, j'ai décidé de mettre en ligne certaines actualités scientifiques qui me paraissent importantes. Ce blog n'a pas, bien entendu, vocation a être exhaustif ni encyclopédique . Il s'agit de mettre à la portée de tous de l'information publique. Je tiens également à remercier toutes les personnes citées dans mon blog. Faites moi part de vos suggestions en m'envoyant un courriel. Merci de votre visite
Publié le 24/05/2008 à 15:23
Par scienceo
Le fructose est le sucre des fruits et du miel. Son fort pouvoir sucrant en a fait un sucre de premier plan souvent associé au régime et au bien être. Il faut moins de fructose pour avoir le même effet sucré qu’avec le saccharose habituel. Mais depuis quelques temps les études présentant ses effets néfastes se multiplient. Prise de poids A l’encontre des arguments commerciaux qui l’entoure, le fructose semble favoriser la prise de poids. C’est ce qu’affirme le Département de Nutrition de l’Université de Californie. En effet, d’après cette étude, le fructose ne stimule pas la sécrétion d’insuline (hormone hypoglycémiante) et de leptine (hormone anorexigène) comme le font les aliments habituels. Ainsi, la personne qui prend du fructose ne ressent pas la satiété et pourrait augmenter son apport énergétique contribuant à sa prise de poids ( pouvant même atteindre l’obésité si la personne suit un régime très riche en fructose). Risque de goutte Selon une autre étude menée par les Pr Hyon K Choi du département de médecine de Vancouver et Gary Curhan du département de médecine du Havard Medical School de Boston, la consommation de sodas (”soft drinks”) riches en fructose augmenterait le risque de crises de goutte. Cette étude s’est basée sur 755 cas de goutte des 12 dernières années. Risques Cardiovasculaires En outre, le fructose augmenterait le taux de triglycérides sanguins favorisant l’apparition de maladies cardiovasculaires. Où trouve-ton le fructose ? compose près de 40% du miel dans les fruits en général de 2% à 11%. dans les boissons allégées et autres sodas dans les sauces tomate… Il faut toutefois relativiser : ces effets néfastes n’apparaissent que lors d’une utilisation excessive de fructose. Mais l’excessif peut être facilement atteint lorsqu’une personne ne se désaltère qu’exclusivement de sodas. votez pour cet article -> Suivez la science-info : + Etude du Département de Nutrition de l’Université de Californie : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11743131 + Etude des Pr Hyon K Choi et Gary Curhan : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18244959 + Article de La Nutrition.fr (site adhérant à la charte HON code) : http://www.lanutrition.fr/Le-fructose-mauvais-pour-le-coeur-a-1722-145.html + D’autres essais chez le rat par l’Université Paris 7 : http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=163022
Publié le 27/02/2008 à 20:23
Par scienceo
La Haute Autorité de Santé (HAS) a la mission d'établir une certification pour les sites internet dédiés à la santé. La fondation "Health on internet" (HON) a été choisie pour attribuer cette certification nommée : HONcode. De nombreuses enquêtes ont été menées à propos de ces sites dédiés à la santé, il en résulte beaucoup de données qui sont quelques fois différentes selon les pays. D'après l'HAS, bien qu'il soit impossible de les quantifier, les études ont mis en évidence la présence d'informations inexactes au sein de ces sites. Ainsi, dans une étude rapportée par l'HAS, et menée par Hargrave et al. [Hargrave D, Bartels U, Lau L, Esquembre C,Bouffet E. Évaluation de la qualité de l'information médicale francophone accessible au public sur Internet : application aux tumeurs cérébrales de l'enfant. Bull Cancer 2003;90(7):650-5.], sur 22 sites étudiés, les résultats sont les suivants : excellent (63-75) : 0 site bon (51-62) : 1 site moyen : (39-50) : 25 % pauvre (27-38) : 59 % très pauvre (15-26) : 13 %
Il est à noter, relève l'HAS, que "selon les enquêtes, de 16 à 62% des chercheurs d'information en santé sur internet en discutent avec un médecin" et il semblerait que les médecins jugent partiellement exactes et pertinentes ces informations issues d'internet.
Toutefois, d'après une équipe de chercheurs [Newnham GM, Burns WI, Snyder RD, Dowling AJ, Ranieri NF, Gray EL, et al. Attitudes of oncology health professionals to information from the Internet and other media. Med J Aust 2005;183(4):197-200.] qui a interrogé 243 médecins, 91% d'entre eux estiment "que l'information diffusée par Internet pouvait être dangereuse. Les enquêtés étaient majoritairement des médecins cancérologues qui craignaient que l’information trouvée génère des attentes irréalistes ou conduise le patient à utiliser un traitement n’ayant pas fait la preuve de son efficacité."
L'HAS a mis en ligne des documents pour aider les chercheurs d'information en santé à faire le bon choix.
Votez pour cet article sur Wikio Suivez l'info...
+ Portail de l'HAS : http://www.has-sante.fr/ + Portail de l'HAS (section Certification internet): http://www.has-sante.fr/portail/display.jsp?id=c_607165 + Lien vers le dossier "Le patient internaute" de l'HAS : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/patient_internaute_revue_litterature.pdf + Site de l'HON : https://www.hon.ch/index_f.html
Publié le 24/02/2008 à 22:49
Par scienceo
L'Ordre National des Pharmaciens a élaboré un livre blanc qui a nécessité près d'un an de travail. Ce livre blanc n'est donc pas un "contre-rapport Attali" mais une véritable réflexion globale sur l'évolution de la profession. Cette évolution devrait permettre au Pharmacien de mieux répondre aux besoins et aux attentes des patients mais aussi de parfaire son rôle de garant de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité des traitements.
Ainsi de nouveaux rôles se dessinent pour les Pharmaciens d'officine. Le livre blanc indique que ces nouveaux rôles seront : l'aide à la personne pour le maintien à domicile, les actions de prévention et d'éducation à la santé, les actions de dépistage, l'accompagnement des patients, la protection civile contre les risques sanitaires...
L'Ordre National des Pharmaciens souhaite grâce à ce Livre Blanc montrer qu'il n'est pas opposé à toutes réformes, bien au contraire, si celles-ci vont dans le sens d'une optimisation de notre système de santé pour le bien de tous.
SUIVEZ L'INFO...
+Lien vers l'intégralité du Livre Blanc et le communiqué de presse : http://www.ordre.pharmacien.fr/presse/index.htm +Site de l'Ordre des Pharamaciens : http://www.ordre.pharmacien.fr
Publié le 21/02/2008 à 21:19
Par scienceo
De nombreux articles et analyses ont été publiés à ce propos ces dernières années mais plus le temps passe et plus ce sujet devient prépondérant et préoccupant.
Alors, le téléphone est-il vraiment dangereux ?
Il semblerait que de nombreuses analyses aillent dans ce sens non sans prudence. En effet, le recul statistique nécessaire à toute étude de toxicité (où un temps de latence est observé entre l'exposition et le développement d'éventuelles complications) semble insuffisant (en France notamment où l'utilisation généralisée des mobiles est récente).
En outre, l'effet des ondes électromagnétiques sur les végétaux est maintenant vérifiée. En effet, une équipe de l'université Blaise Pascal de Clermont Ferrand (l'ERTAC sous la responsabilité du Dr Gérard Ledoigt) a récemment étudié l'influence de ces ondes sur des plants de tomates.Et les résultats sont clairs : les ondes perturbent si bien les plants que les chercheurs ont pu observer la production de protéines de stress par les tomates en l'espace d'une dixaine de minutes d'exposition seulement. Ces protéines ne sont habituellement présentes que lorsque le plant se sent en danger.
Ces résultats ont accentué le doute sur les effets des ces ondes sur l'Homme. Dans ce contexte, la publication prochaine des résultats de l'étude internationale INTERPHONE, qui fait référence en la matière, est attendue avec impatience par toute la communauté scientifique.
Publié le 18/02/2008 à 17:04
Par scienceo
Le Chikungunya est le nom d'une infection virale identifiée pour la première fois en 1953 en Tanzanie. Son nom provient du swahili signifiant « marcher courbé » présentant la démarche caractéristique des sujets atteints.
Les symptômes de cette maladie surviennent après une période d'incubation de 4 à 7 jours suivant la piqûre par un moustique infecté. Cette maladie est habituellement considérée comme bénigne (malgrès quelques cas mortels recensés). On observe principalement -une fièvre forte et soudaine accompagnée de maux de tête, -des arthralgies sévères (douleurs articulaires) au niveau des chevilles et des poignets notamment, -et des éruptions cutanées. Il est à noter que les arthralgies peuvent persister des mois (voire des années) et empêcher le patient de marcher et de dormir.
Aucun traitement spécifique à cette maladie n'est en commercialisation actuellement (études cliniques en cours). Chaque symptôme est donc traité séparément.
La transmission se produit via la piqûre d'un moustique appartenant en général au Genre Aedes. Ce repas de sang est nécessaire à la maturation des oeufs, c'est pourquoi seules les femelles s'en nourrissent. En outre, la transmission peut aussi s'effectuer par transfusion sanguine. Il n'y a aucun risque de transmission entre les individus (air, salive...) Rappel : Fin Février 2006, le virus infectait 20% de l'île de la Réunion (150000 personnes touchées).
L'épidémie est-elle finie ?
Réponse de l'INVS (Institut National de Veille Sanitaire) dans son rapport de Janvier 2008 :
"Les données recueillies au cours du mois de janvier 2008 montrent que l’île de la Réunion est toujours dans une situation d’inter-épidémie pour le chikungunya. Cette situation ne doit surtout pas conduire à une baisse de la vigilance vis-à-vis des maladies transmises par les moustiques. L’arrivée de l’été austral, avec une alternance de pluie et de période d’ensoleillement, au cours duquel les conditions redeviennent favorables au vecteur, rend d’autant plus impérative cette vigilance, afin d’être en mesure de détecter rapidement une éventuelle reprise épidémique. Malgré l’importance de l’épidémie passée, la population encore susceptible d’être infectée reste suffisante pour qu’un tel phénomène se reproduise. Il est donc indispensable d’insister sur la nécessité de ne pas relâcher les efforts individuels et communautaires de lutte contre les moustiques" Suivez l'info...
Site gouvernemental : http://www.chikungunya.gouv.fr/ Site très complet : http://lionel.suz.free.fr/index.php?id=run&sub=chikungunya&mode=epidemiologie
Rapport de l'INVS (Janvier 2008) : http://www.orsrun.net/SPIP/IMG/pdf/PEMchik__Reunion_janvier_2008.pdf Fiche résumé du CNRS : http://www.chikungunya.gouv.fr/chikungunya.gouv.fr/plugins/fckeditor/UserFiles/File/chik_epidemie2.pdf
Publié le 15/02/2008 à 17:00
Par scienceo
Après une période de craintes intenses au sujet du virus H5N1, la tension générale et l'attention des médias semblent être retombées. L'attention des autorités, quant à elle, n'a pas baissée et un site internet intergouvernemental a vu le jour (lien en bas de l'article). Mais qu'en est-il de la menace de pandémie ?
Le virus de l'Influenza aviaire (terme employé chez l'animal) peut se transmettre à l'Homme, de nombreux cas mortels ayant été observés en Asie du Sud-Est dont le dernier, en Indonésie, remonte au 21 Janvier 2008. Mais actuellement, ce virus ne peut pas se transmettre d'une personne à une autre (malgrès quelques cas incertains) et seules les personnes en contact direct avec de la volaille contractent la grippe aviaire. Le danger réside donc dans la capacité du virus H5N1 (entre autres) à procéder à un réarrangement de son génome lui permettant de se transmettre efficacement et durablement d'une personne à l'autre. Cela provoquerait une diffusion rapide du virus à travers les continents et le terme de pandémie pourrait s'appliquer.
Le risque de grippe aviaire en France métropolitaine est actuellement au niveau "faible" à l’exception de 6 départements (Finistère, Côtes d’Armor, Ile et Vilaine, Manche, Calvados, Seine-Maritime) dans l'attente d'une réévaluation.
© SIG 2006 Suivez l'info... http://www.who.int/mediacentre/factsheets/avian_influenza/fr/index.html (Article très complet de l'O.M.S.) http://www.grippeaviaire.gouv.fr/ (site intergouvernemental sur la grippe aviaire)
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