Vendredi, ça sentait la pluie sur la terre séchée par des mois de chaleur, l'huile d'argane sur la peau chauffée par les vapeurs du hammam. Puis les bulles de champagne ont claqué doucement sur la langue, aromatisées à la tapenade de tomates séchées. Enfin, la joie de se retrouver s'est répendue, mélée de rires, se retrouver et déguster risotto aux morilles, tagine au citron et au miel, coulant au chocolat et glace au poivre de Séchouan... Ca faisait longtemps, tous les quatre, ça fait du bien.
Samedi, dès le matin les vapeurs de l'estouffade de boeuf aux cèpes envahissaient la maison. L'après-midi c'est l'odeur des cartouches des chasseurs à l'affût des sangliers au milieu des champs de courges, puis des crysanthèmes qui sentent le bon miel mais font toujours couler les larmes, même 15 ans après. Puis c'est le bonheur de voir mon père en forme, lucide, présent . Et ma grand-mère, inchangée, hochant la tête devant le PC portable avec le dernier anti-virus de mon frère: il pourra envoyer des nouvelles par mail, partager des photos sur son espace de stockage et communiquer via sa webcam. Un choc de générations, émouvant... Puis vint le foie gras et son vin doux, encore de bons moments partagés, parce que l'on sait qu'il faut profiter, que l'on sait jamais quand sera la prochaine fois.
Finalement, arrivèrent les sentiments partagés, entre ceux qui restent et ceux qui partent, la joie de découvrir quelquechose de nouveau, la tristesse de laisser ceux que l'on aime, l'envie de connaître l'inconnu, la peur de l'éloignement... la distance qui sépare mais rapproche aussi tellement par l'intensité des sentiments qu'elle génère lors de retrouvailles.
Je pars, je reste, je m'en vais mais je reviens, je pars... parce qu'une force me tient, me maintient, me soutient, une force qui se déplace au delà des frontières, sans passeport ni visa... l'amour d'une mère pour ses enfants...
Samedi, dès le matin les vapeurs de l'estouffade de boeuf aux cèpes envahissaient la maison. L'après-midi c'est l'odeur des cartouches des chasseurs à l'affût des sangliers au milieu des champs de courges, puis des crysanthèmes qui sentent le bon miel mais font toujours couler les larmes, même 15 ans après. Puis c'est le bonheur de voir mon père en forme, lucide, présent . Et ma grand-mère, inchangée, hochant la tête devant le PC portable avec le dernier anti-virus de mon frère: il pourra envoyer des nouvelles par mail, partager des photos sur son espace de stockage et communiquer via sa webcam. Un choc de générations, émouvant... Puis vint le foie gras et son vin doux, encore de bons moments partagés, parce que l'on sait qu'il faut profiter, que l'on sait jamais quand sera la prochaine fois.
Finalement, arrivèrent les sentiments partagés, entre ceux qui restent et ceux qui partent, la joie de découvrir quelquechose de nouveau, la tristesse de laisser ceux que l'on aime, l'envie de connaître l'inconnu, la peur de l'éloignement... la distance qui sépare mais rapproche aussi tellement par l'intensité des sentiments qu'elle génère lors de retrouvailles.
Je pars, je reste, je m'en vais mais je reviens, je pars... parce qu'une force me tient, me maintient, me soutient, une force qui se déplace au delà des frontières, sans passeport ni visa... l'amour d'une mère pour ses enfants...



