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C’est une petite route sinueuse qui nous emmène à travers un paysage vallonné vers l’Abbaye de Boquen.
En bordure de foret, vous découvrirez un charmant endroit ou les seuls bruits sont les chants des oiseaux et le glouglou des ruisseaux. C’est sans doute pourquoi nombre de communautés monacales s’y sont succédées afin d’y mieux entendre les voix célestes.
Il fut un temps où on pouvait accéder librement à tous les bâtiments.
Aujourd’hui ce luxe est offert uniquement à ceux qui portent habits et signes distinctifs bien qu’une grande partie de ces édifices soient répertoriés aux monuments historiques.
Cependant, nous avons pu avoir accès à l’église où est enterré Gilles de Bretagne, assassiné en 1450, à un petit musée très bien fait et à la boutique.Ailleurs, les panneaux d’interdiction poussent plus vite que les champignons qu’on a pas le droit de cueillir non plus.
Ah, où est le temps de Monsieur Presse (Dom Alexis) et de son compagnon qui ont patiemment redonné forme à ce champs de pierres et d’orties.
Y pensons nous quelquefois à l’ombre des murs épais et sous le toit solide du monastère?
On pourrait leur prêter la pensée que les visiteurs seraient aussi nombreux à envahir les lieux que les boutons d’or et les tapis de violettes, les coussins d’Anémones de bois rehaussés des jonquilles et des capucines qu’ont plantées les moniales.
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