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ARTICLES SUR LE BLOG ACTUELLEMENT


Vous pourrez lire ci-dessous (et y aller directement en "cliquant sur son titre") les articles suivants :


MARCHE DE NOËL SOLIDAIRE DE BESANCON édité le 3 novembre 2009

DEUX SEMAINES EN HAÏTI 20 et 27 octobre 2009 édité le 3 novembre 2009

INFOS DES AMIS D'HAÏTI AG DU 17 JANVIER 2009 édité le 22/06/2009

GALERIE D'OEUVRES D'ART HAÏTIEN édité le 8/09/2008
LES PEINTURES édité le 14/09/2008
LES TÔLES édité le 16/09/2008

PRESENTATION DE L’ASSOCIATION édité le 01/02/2008

Publié le Mardi 03 novembre 2009 à 14:05
Par Zanmi Lotbodlo

Cette année, l'invité d'honneur du marché de Noël Solidaire de Besançon
qui se déroulera du 4 au 16 décembre sera
HAÏTI et notre association.



Nous aurons besoin de toutes les forces vives de l'association, membres et sympathisants, pour assurer la réussite de cette manifestation.



Nous nous réunirons, membres du CA et autres membres ou sympathisants,

le mercredi 11 novembre à 16h
au presbytère de Vers en Montagne
afin de préparer cette manifestation



Ordre du jour :
     Organisation
     Programme des animations
     Déroulement
     Qui apportera son aide à l'association?
     Qui aidera à l'installation le 3 décembre?

Prière de nous retourner la grille de disponbibilité jointe au présent message ou l'apporter à la réunion

Nous comptons sur vous pour confectionner des pâtisseries pour le 11 décembre, jour du repas haïtien.

Nous comptons sur vous, et soyez tous assurés de nos sentiments solidaires
Le Président de l'association Roland Girod

LES AMIS D'HAÏTI Mairie 39400 LA MOUILLE
Blog: blog.idoo.com/zanmilotbodlo    Mail: zanmi-lotbodlo@laposte.net
Tél : 03 84 60 60 71


Marché de Noël Solidaire de Besançon du 4 au 16 décembre 2009


Fiche de disponibilité (ou de présence possible) jours et horaires


JEUDI 3 DECEMBRE pour l'installation


VENDREDI 4 DECEMBRE de 10h à 20h


SAMEDI 5 DECEMBRE de 10h à 20h


DIMANCHE 6 DECEMBRE de 10h à 19h30


LUNDI 7 DECEMBRE de 14h à 19h30


MARDI 8 DECEMBRE de 10h à 19h30


MERCREDI 9 DECEMBRE de 10h à 19h30


JEUDI 10 DECEMBRE de 10h à 19h30


VENDREDI 11 DECEMBRE de 10h à 20h Repas haïtien de midi


SAMEDI 12 DECEMBRE de 10h à 20h


DIMANCHE 13 DECEMBRE de 10h à 19h30


LUNDI 14 DECEMBRE de 10h à 19h30


MARDI 15 DECEMBRE de 10h à 19h30


MERCREDI 16 de 10h à 19h30


Je peux confectionner des accras : OUI NON


Je peux confectionner des pâtisseries : OUI NON



NOM et Prénom


Téléphone :


Publié le Mardi 03 novembre 2009 à 12:49
Par Zanmi Lotbodlo

DEUX SEMAINES EN HAÏTI

N° 950 et 951 des 20 et 27 octobre 2009

diffusion sur le présent blog le 3 novembre 2009



Une semaine en Haïti n°950 du 20 Octobre 2009


La communauté internationale enthousiaste, la population indifférente…

Stabilité politique : à quel prix ?

Mobilisation contre le projet d’implantation de la culture jatropha

En bref

Et la rubrique de la semaine : Plaidoyer pour la filière lait en Haïti.


La communauté internationale enthousiaste, la population indifférente

Le mois d’octobre 2009 voit un déferlement d’enthousiasme de divers pans de la communauté internationale sur les perspectives de développement en Haïti. Ce phénomène doit permettre l’insertion annoncée de capital étranger dans diverses branches de l’économie. Processus qui s’accompagne d’efforts institutionnels pour renforcer la stabilité politique en Haïti.
Après la réunion d’affaires organisée, le 1er et 2 octobre 2009, par la Banque interaméricaine de développement (BID), environ 300 entrepreneurs de la sous-région sont attendus cette semaine à Port-au-Prince, dans le cadre de l’association des Etats des Caraïbes, pour participer au 10ème forum des entreprises de la grande Caraïbe.
Les opportunités offertes par la branche textile qui générerait 25 000 emplois l’an en Haïti, selon les chiffres de la Bid, ont provoqué une augmentation du nombre de travailleuses et travailleurs. Ce nombre est passé, du début du mois d’octobre 2009 à aujourd’hui de 12 000, à 14 000 dans les usines d’assemblage du Parc Industriel Métropolitain de Port-au-Prince (PIM), le plus important Centre Industriel d'Haïti. 37 sur 50 bâtiments sont actuellement occupés dans l’aire de ce parc industriel par des entreprises d’habillement ou liées à cette branche.
Quoi qu’il en soit, des remous continuent d’agiter ouvrières et ouvriers qui réclament les 125.00 gourdes de salaire minimum journalier, montant voté par le parlement pour les usines de la sous-traitance mais qui ne serait pas payé à date par plusieurs patrons dans cette branche.
Entre enthousiasme et perspectives réelles d’emplois, la population exclue des échanges en cours, reste de marbre et assiste de loin, indifférente, aux débats en cours, attendant les résultats concrets des perspectives d’investissements étrangers que font miroiter les secteurs concernés pour les mois à venir en Haïti. L’enjeu principal reste la quantité d’emplois qui seront générés rapidement pour faire baisser les tensions sociales.
Chacune et chacun se plaignent du niveau de chômage en Haïti, dont les chiffres précis ne sont pas connus, mais qui frappe diverses couches de la population.
C’est dans ce contexte que certaines entreprises commerciales ont commencé, ces dernières semaines, par mettre à pied beaucoup d’employés ayant plusieurs années de service, sous prétexte de ne pas disposer de moyens économiques suffisants pour payer 200.00 gourdes de salaire minimum journalier (1 euro = 65.00 gourdes ; US $ 1.00 = 42.00 gourdes aujourd’hui), montant voté par le parlement pour les branches d’activité économique autres que la sous-traitance.

Stabilité politique : à quel prix ?

La mission des Nations-Unies de stabilisation en Haïti (Minustah) est garante de la stabilité politique actuelle, que ne peuvent pas encore garantir les institutions nationales à cause de leurs faiblesses.
C’est la substance des nouvelles déclarations faites par le président René Garcia Préval à l’occasion du 17 octobre 2009, qui ramenait le 203ème  anniversaire de l’assassinat de l’empereur Jean-Jacques Dessalines, fondateur de la nation haïtienne.
Demander le départ de la Minustah, alors que l’instabilité politique constitue encore une menace pour le pays, équivaut à de l’irresponsabilité, selon Préval qui affirme que la force onusienne – déjà présente sous son premier mandat 1996-2001 – n’est pas une force d’occupation.
Tous les secteurs doivent travailler ensemble pour établir cette stabilité politique recherchée, souhaite Préval, trois jours après le renouvellement, par le Conseil de sécurité des Nations Unies pour une nouvelle année supplémentaire, du mandat de la Minustah.
Face à une remontée d’actes de banditisme dans la zone métropolitaine de la capitale depuis quelques semaines, la police nationale d’Haïti (Pnh) a interpellé plusieurs personnes et récupéré des centaines de motocyclettes suspectées dans la perpétration d’actes de braquage.
Entre-temps, divers secteurs, y compris la Convention des partis politiques, émettent des inquiétudes sur la crédibilité du prochain processus électoral (dont la date n’est pas encore fixée) devant amener au renouvellement d’un tiers du sénat, de la chambre des députés, des conseils municipaux et d’administration de section communales.
Sans dialogue ni base légale, la présidence a décidé unilatéralement de refondre l’organisme électoral.
De l’ancien conseil électoral provisoire (Cep), décrié par plusieurs partis politiques pour son manque de transparence dans les résultats des sénatoriales partielles des 19 avril et 21 juin 2009, Préval a gardé 5 membres (Léonel Raphaël, Laurette Croyance, Jacques Belzin, Ginette Chérubin et Gaillot Dorsainvil, représentant respectivement les églises protestantes, l’église catholique anglicane, les syndicats, les femmes et les handicapés) et ajouté 4 nouveaux membres : Anténor Guerrier (secteur vodou), Jean Thélève Pierre Toussaint (fédération des conseils d’administration de sections communales / Casec), Jean Enel Désir (église catholique romaine) et Ribel Pierre (Conseil national des partis politiques).



Mobilisation contre le projet d’implantation de la culture jatropha


Le sénat haïtien recevra prochainement en audience spéciale (à une date non encore fixée), les représentants d’un regroupement d’organisations paysannes qui lui a remis, le vendredi 16 octobre 2009, journée mondiale de l’alimentation, une pétition de 31,198 signatures contre le projet de culture de jatropha ; A l’encontre de la position des défenseurs de la culture de jatropha (plante connue en Haïti sous le nom de gwo metsiyen), selon qui les plantations couvriront des espaces de terres dégradées par l’érosion, plusieurs expériences ont démontré que la productivité de jatropha augmente plutôt sur des terres arables.


L’artisanat haïtien à l’honneur et dans le cœur de visiteurs étranger


La traditionnelle fête de l’artisanat haïtien, Artisanat en fête, tenue du 16 au 18 octobre 2009 au parc historique de la Canne à sucre, a attiré, cette année, des acheteurs haïtiens et exportateurs étrangers dans le pays.
L’intérêt des acheteurs étrangers, venus des États-Unis d’Amérique et de pays caribéens, marque un nouveau pas pour l’événement - qui en était à sa 3ème édition - et permet d’espérer une plus grande reconnaissance de l’artisanat haïtien.

En bref


Le pétrole accessible seulement 8 heures par jour

Effective depuis le 16 octobre, la décision de l’association nationale des distributeurs de produits pétroliers (Anadipp), de porter à 8 heures (6 :00 am – 2 :00 pm) la durée quotidienne de fonctionnement des pompes à essence dans le pays, - à cause de l’augmentation des coûts de fonctionnement des distributeurs, dont l’électricité - fait craindre des répercussions à plusieurs niveaux : problèmes d’approvisionnement des automobiles et de stockage, difficultés de transports, effets multiplicateurs sur d’autres branches d’activités.

Position d’Haïti sur les changements climatiques

La première ministre d’Haïti, Michèle Duvivier Pierre-Louis, fera, le 24 octobre, une intervention sur les changements climatiques aux journées européennes du développement, qui se tiennent du 22 au 24 octobre 2009 à Stockholm (Suède).
Elle émettra ses réflexions aux côtés de dix autres intervenants, parmi eux le prix Nobel de chimie en 1995, Mario Jose Molina.
1,9 millions de personnes sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire en Haïti, selon les derniers chiffres de la coordination nationale pour la sécurité alimentaire (Cnsa).

La Rubrique de la Semaine : Plaidoyer pour la filière lait en Haïti

D’une superficie de 27 750 km2 (1/20 de la France) pour une population d’environ 8,5 millions d’habitants (recensement, 2003), Haïti arrive difficilement à résoudre le problème de l’insécurité alimentaire. Le pays reste très dépendant des importations alimentaires dont le lait constitue le deuxième poste des dépenses en produits alimentaires des ménages après le riz.

Pour une valeur de 40 millions de $US/an, les importations de lait sont en effet très importantes. La production nationale serait voisine de 145 000 tonnes mais elle n’est valorisée qu’au tiers en Haïti : elle est théoriquement en mesure de couvrir les importations. Une telle situation de non commercialisation conduit au gaspillage des ressources nationales et consécutivement à l’appauvrissement des éleveurs paysans.


Le lait et les produits laitiers sont considérés par la majorité des Haïtiens comme essentiels à l’alimentation. Ils sont largement consommés par toutes les couches de la population. Mais, leur niveau de consommation par individu reste inférieur aux recommandations nutritionnelles. Dans tout le pays, et en particulier à Port-au-Prince, la consommation du lait frais, limitée par le faible pouvoir d’achat de la population, est soutenue par les autorités. Disponible en quantité limitée, le lait frais produit localement se trouve concurrencé par le lait « évaporé » considéré comme le produit laitier le plus consommé par la population.

Le marché potentiel pour les produits laitiers nationaux est considérable. Malgré sa précarité actuelle, la production laitière nationale est largement compétitive en termes de prix ; un litre de lait frais coûte au consommateur deux à trois fois moins cher qu’un litre de lait reconstitué à partir de lait en poudre ou de lait évaporé. La tendance actuelle à la dévaluation de la gourde tend à renforcer cette compétitivité Le développement du secteur élevage en général et de la filière lait en particulier contribuerait donc largement à la réduction du volume des importations et à l’augmentation des revenus des éleveurs producteurs paysans.

Cet article a été tiré d’un texte de VETERIMED (ONG Haïtienne) traitant de la création d’une laiterie dans plusieurs villages en Haïti.

Pour de plus amples informations et afin de soutenir la campagne de solidarité avec les éleveurs haïtiens, prière de consulter le site suivant :

http://www.collectif-haiti.fr/data/file/solidaires eleveurs_haitiens_presentation_2007.pdf
Yvon FAUSTIN et Abner SEPTEMBRE Association des paysans de Vallue




Une semaine en Haïti n°951 du 27 Octobre 2009

Appréhensions quant à un vote de censure du gouvernement

Demande de réponse ferme au déferlement d’anti-haïtianisme en République Dominicaine

Mise en garde contre une marginalisation de la langue Créole en Haïti

Perspective de création d’un mouvement de femmes paysannes

Et la rubrique de la semaine : L’artisanat haïtien présenté au grand public au Salon européen du commerce équitable



Appréhensions quant à un vote de censure du gouvernement

Au moment où des perspectives de développement économique semblent poindre à l’horizon pour les mois à venir, après le défilé de nombreux investisseurs étrangers venus se renseigner sur les possibilités de faire des affaires en Haïti en octobre 2009, de nombreux secteurs nationaux et internationaux redoutent les conséquences d’un éventuel vote de censure du gouvernement de la première ministre, Michèle Duvivier Pierre-Louis.
48 heures avant de répondre à une séance en interpellation du sénat de la République, prévue pour le jeudi 29 octobre 2009, la cheffe de gouvernement affirme vouloir sortir la tête haute sur les accusations portées à son encontre dans la gestion des 197 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 42.00 gourdes; 1 € = 64.00 gourdes) utilisés pour des programmes d’urgence au lendemain des intempéries meurtrières et dévastatrices de l’été 2008.
Citant quelques actions entreprises par son équipe en vue d’un changement dans la durée et d’un fonctionnement plus harmonieux de l’Etat, elle se félicite du changement de modèle apporté par son équipe dans la coopération avec Haïti.
L’Union européenne, en matière de fonds pour la gestion décentralisée, le Club de Paris, la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement (Bid) qui ont décidé d’alléger, pour plus d’un milliard de dollars américains, la dette externe d’Haïti ayant satisfait à certaines conditionnalités; l’agence américaine pour le développement international (Usaid) qui a pu réviser son approche d’aide, à la suite de diverses réunions, figurent parmi les bailleurs qui semblent faire confiance à l’équipe de Michèle Pierre-Louis.
Ce sont principalement des sénateurs (partenaires politiques du président René Garcia Préval) du regroupement majoritaire “Lespwa” (Espoir), dont beaucoup ont été investis en septembre 2009, qui entendent censurer le gouvernement en fonction à seulement un mois d’application du nouveau budget pour l’exercice fiscal (octobre 2009 – septembre 2010). Aucun indicateur ne montre que ces “nouveaux” sénateurs, alliés à d’anciens sénateurs d’autres partis, ont pesé l’impact, sur le pays, de l’absence (probable) de gouvernement (représentatif) en cette fin d’année 2009, a dit le Ministre du tourisme M Delatour.
Toute interpellation se termine par un vote de confiance ou de non confiance, suivant la Constitution du 29 mars 1987. En cas de censure, une nouvelle crise politique pourrait surgir, la stabilité politique recherchée serait affectée et les investissements attendus d’entrepreneurs étrangers seraient retardés en raison des bouleversements internes dans le pays.
« Indécente et inacceptable, la démarche des sénateurs de LESPWA (Plate forme politique ayant porté René Préval au pouvoir en 2006) et leurs alliés de projeter le renversement du gouvernement à ce moment crucial de la vie nationale », s’est exclamé Andris Riché. Il importe que tous les gens sérieux de ce pays se soulèvent afin de faire échec à une telle entreprise, a-t-il ajouté.
Est-ce que l’actuelle chambre des députés, dont le mandat arrive à terme en janvier 2010 et qui sera renouvelé entre mars et mai 2010 (suivant les prévisions optimistes), peut être convoquée à l’extraordinaire pour se prononcer sur le choix d’un nouveau premier ministre et sur la déclaration de politique générale subséquente?
A rappeler que, de 1997 à 1999, sous le premier mandat de Préval (1996-2001), Haïti a évolué sans gouvernement, le premier ministre d’alors Rosny Smarth ayant démissionné de sa fonction en raison d’un désaccord avec Préval.

Demande de réponse ferme au déferlement d’anti-haïtianisme en République Dominicaine

Les autorités haïtiennes viennent de créer, à l’Université d’Etat d’Haïti, une unité d’études et de recherche sur les relations entre Haïti et la République Dominicaine.  Cette structure, dont la composition n’est pas encore révélée, aura pour tâche de traiter la problématique bilatérale dans ses aspects politiques, économiques et culturels.
Son mandat sera aussi de contribuer au renforcement des relations entre les deux pays à travers le développement d’une pensée stratégique et l’institutionnalisation des mécanismes permettant d’appréhender la complexité des problèmes bilatéraux.
Tous les secteurs concernés par les questions haïtiano-dominicaines, notamment les institutions à caractère économique, les milieux intellectuels et universitaires, sont d’emblée les interlocuteurs et partenaires de l’unité mise en place par le Ministère haïtien des affaires étrangè5 organismes haïtiens de défense de droits humains, y compris une organisation paysanne, exigent du gouvernement de la première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis l’adoption d’une position ferme devant un déferlement de discours et d’actes, y compris de fonctionnaires dominicains, contre la présence de ressortissants d’Haïti en République Dominicaine. Plusieurs dizaines d’articles anti-haïtiens sont diffusés quotidiennement dans les médias en territoire voisin du pays. C’est dans ce contexte que des dominicains non identifiés ont abattu par balles, la semaine dernière,  trois ressortissants haïtiens dont les corps ont été, par la suite, brûlés dans un four à charbon.
La police dominicaine, qui a appréhendé trois individus dans le cadre de cetteaffaire, n’a pas révélé leur identité. Environ une dizaine de ressortissants dominicains étaient impliqués dans l’acte d’agression de ressortissants haïtiens qui travaillaient dans un champ, au moment du forfait, rapporte un Haïtien blessé, actuellement soigné dans un hôpital à Barahona, au Sud de la République Dominicaine.

Le consulat d’Haïti à Barahona a émis des protestations contre la violence faite aux ressortissants haïtiens, tandis que l’unité de police nationale haïtienne, frontalière de Malpasse, a entrepris des démarches auprès des autorités dominicaines, non seulement pour une enquête sur l’acte perpétré, mais aussi pour le rapatriement des corps des victimes sur le sol haïtien.

Mise en garde contre une marginalisation de la langue créole en Haïti


A l’occasion de la journée internationale de la langue Créole, qui a lieu le 28 octobre de chaque année, une quinzaine de la créolophonie, comprenant des conférences-débats et des activités culturelles (exposition d’ouvrages, spectacles, etc.) est tenue par différentes organisations en Haïti.
Prenant la parole à l’occasion d’une des conférences-débats, le doyen de la faculté de linguistique appliquée (Fla) de l’université d’Etat d’Haïti (Ueh), Pierre Vernet, a lancé une mise en garde contre des secteurs qui prétendent promouvoir le Créole à des fins perverses, comme la modification de son orthographe actuelle pour le rapprocher du Français.
Le Créole haïtien que certains préfèrent appeler l’ « Haïtien », est une langue parlée par le plus grand nombre de personnes, mais son statut demeure marginal. La production littéraire, dans cette langue, est, elle aussi, assez pauvre.
Cette langue offre cependant de nombreux avantages aux yeux des chercheurs, comme la traduction automatique dans d’autres langues. Par ailleurs, sa création a été déterminante dans la formation de la nation  haïtienne et l’indépendance du pays, par sa capacité à faciliter la communication et le rapprochement entre des milliers d’esclaves originaires de tribus différentes et parlant des langues différentes.
A côté de la langue, c’est toute la culture haïtienne qui souffre et qui pourrait faire les frais de secteurs malintentionnés, selon Pierre Vernet s’appuyant sur le rapport transversal entre langue et culture.

Perspective de création d’un mouvement de femmes paysannes

Des organisations paysannes réfléchissent sur la possibilité de créer un mouvement de femmes paysannes, suite à une décision prise à l’occasion de la journée internationale de la femme rurale le 15 octobre 2009.
Une centaine d’organisations, qui ont établi un comité pour réfléchir sur la mise en place de ce mouvement, estiment que les femmes paysannes ne bénéficient pas du support nécessaire pour conduire à bien leur travail, alors que 49% des personnes travaillant dans l’agriculture sont des femmes.

En bref

Le 10ème forum de la Grande Caraïbe a réuni plus d’une centaine d’investisseurs étrangers en Haïti. De nouvelles branches de l’économie nationale, offrant des opportunités d’investissements, ont été identifiées, comme les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

LA RUBRIQUE DE LA SEMAINE : L’artisanat haïtien présenté au grand public au Salon européen du commerce équitable

Du 2 au 4 octobre 2009 dernier, a eu lieu le Salon européen du commerce équitable, organisé par l’association Equi’Sol, à Lyon. Le Réseau Rhône-Alpes pour Haïti était présent sur le stand d’Artisal, la centrale d’achats partenaire pour la mise en œuvre d’un projet de commerce équitable. C’était l’occasion de présenter des produits artisanaux d’Haïti (fers découpés et bois peint) et de rencontrer d’autres acteurs du commerce équitable à échelle européenne.
Haïti n’est aujourd’hui pas beaucoup représenté au sein du commerce équitable. Seules deux structures proposaient, sur le Salon, des produits artisanaux haïtiens, Artisal et Boutic Ethic. Les visiteurs étaient plutôt intéressés par les fers découpés et leur fabrication, artisanat qui fait la particularité d’Haïti, qui interpelle sur la culture haïtienne (vaudou…) et la valorise. Les articles de bois peint (boites, sets de tables…) ont également attiré les regards, par leur couleur et leur originalité. Les consommateurs avertis sont de plus en plus soucieux des méthodes de fabrication des produits et de leur impact écologique. Cela les a donc intéressé de savoir que ce type d’artisanat est réalisé à partir de matériaux recyclés (bidons, copeaux de bois...).
La structure partenaire locale est le CAH (Comité d’Artisanat Haïtien) qui est une branche d’une fondation de regroupement et d’accompagnement des artisans en milieu rural (conception d’articles, commercialisation des produits finis, formation des artisans), créée en 1973. A l’exception du Nord-est, la structure est présente dans tout le pays, compte 11 salariés, et collecte auprès de 197 artisans (individuels, en groupes ou entourage immédiat réunis).
Le partenariat entre le CAH, Artisal et le Réseau Rhône-Alpes pour Haïti est engagé depuis plus d’un an. Il a pour vocation d’allier le savoir-faire d’une structure locale, les compétences d’une centrale d’achats spécialisée dans le commerce équitable, et l’expérience des associations franco-haïtiennes, dans l’objectif d’engager un partenariat plus global avec Haïti et d’avoir un impact dans le commerce international.
La filière de fruits transformés est également à l’étude, avec l’ANATRAF (Association Nationale des Transformateurs de Fruits), comme partenaire privilégié en Haïti. Cette filière prend cependant plus de temps pour se mettre en place, car les réglementations européennes pour l’alimentaire sont à éclaircir, et l’ANATRAF doit encore renforcer les capacités de ses ateliers de production, et les conditions de commercialisation des produits de fruits transformés.
La première commande d’artisanat est en cours (par voie maritime) et devrait arriver début novembre 2009. Les produits seront distribués via le réseau d’Artisal, et celui des associations Rhône-Alpes pour Haïti.
Le premier container a été partagé entre Artisal et l’association Haïti Futur à Paris. Preuve que ce projet peut rassembler beaucoup d’organisations distinctes dans un même objectif commun, celui de soutenir (sans assister) le travail des artisans haïtiens en faisant connaître et en vendant leurs productions en France. Nous invitons donc les associations à étendre cette initiative dans d’autres régions de France, afin de renforcer la démarche de commerce équitable entre Haïti et la France.

Audrey Métayer (Artisal) et Julie Colom (CADR assurant le suivi et la permanence du Réseau Rhône-Alpes pour Haïti)



REFERENCES DE LA PRESENTE PUBLICATION

Un bulletin du Collectif Haïti de France
Avec la participation d’Alterpresse et le soutien de la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL)
21 ter rue Voltaire - 75001 Paris - 01 43 48 31 78 – contact@collectif-haiti.fr
Abonnement comprenant l’adhésion et la réception du bulletin mensuel :
Individus, 35 € version mail et 60 € version papier
Associations, 65 € version mail (5 adresses mails abonnés) et 90 € version papier



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Zanmi-Lotbodlo est une association jurassienne créée en 1994 dont le but est de venir en aide à toute détresse et de veiller au respect des droits des enfants en Haïti
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